Une crise sans précédent liée à la conjoncture et au recul de la lecture met en valeur la fragilité du modèle de commerce des librairies, qui en appellent aux pouvoirs publics. En jeu : leur avenir et la diversité de la création littéraire.

  • cnovelOP
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    26 days ago

    J’achète quasiment tous mes livres en librairie indépendante. Seule exception : quand je dois dépenser la carte cadeau du boulot.

    Mais les bouquins coûtent chers. En dehors des mangas et des Asterix, une BD c’est 20€ désormais. Dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, normal que ce genre d’extra saute. Et même moi, j’ai tendance à emprunter beaucoup à la bibliothèque pour des raisons évidentes de coût et de place.

    • Œil
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      26 days ago

      Pareil que toi. Je lis beaucoup mais les livres sont devenus assez inabordables. Pour la place, je remets en circuit de seconde main assez rapidement ceux que j’ai achetés et lus, sauf ceux qui m’ont vraiment plu.

      Pour les “grands formats”, j’ai aussi noté de plus en plus de coquilles de traduction ou de relecture, et ça fait assez mal à ce prix. Je précise que je ne tape pas du tout sur les correcteurs et les traducteurs qui sont aussi victimes de la surproduction, de la surcharge et de la précarisation de leur travail.

      J’ai vu plusieurs librairies se lancer dans la vente de jeux de sociétés ou de puzzles…

      • cnovelOP
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        26 days ago

        J’ai vu plusieurs librairies se lancer dans la vente de jeux de sociétés ou de puzzles…

        L’article en parle, et je pense que dans certains coins ça peut peut-être dynamiser. Mais ça demande une expertise en plus, du stock en plus, donc c’est pas forcément gagnant. Certains tentent aussi le côté papeterie/créatif.

    • Luk
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      26 days ago

      La pratique de la lecture baisse régulièrement, les clients se font plus rares juste pour ça. Commander sur Amazon, ça va vite et c’est moins fatiguant. Et comme presque personne ne connaît les sites qui permettent d’acheter sur internet et de se faire livrer dans sa librairie de quartier, c’est difficile de s’en sortir alors même qu’on a un prix du livre réglementé. Il n’y a guère que les gens qui aiment profondément les livres qui y vont encore.

      Le principe même de l’édition est boiteux ce n’est qu’une opération des éditeurs pour faire de la trésorerie et boursicoter n’est absolument pas sain. D’un point de vue écologique déjà avec ces tonnes de papiers qui partent au pilon et d’un point de vue éditorial où les sorties sont trop nombreuses, la durée de vie des livres trop courte.

  • Ysabeau@piaille.fr
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    26 days ago

    @cnovel J’achète tous mes livres papier à ma librairie du quartier (qu’elle commande généralement vu le type de livres que j’achète). Pour les EPUB, impérativement sans DRM, maintenant je vais sur epagine qui permet de reverser un pourcentage du prix de vente à la librairie de son choix, donc en ce qui me concerne, celle de mon quartier.
    Ceci étant, affirmer qu’il y a un recul de la lecture, c’est tout simplement faux. Ce qui recule ce sont les achats de livres et leur lecture, pas la lecture en soi. Ce sont les modes et les types de lecture qui ont changé.

  • cnovelOP
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    26 days ago

    Morceaux choisis :

    Des symptômes criants d’un mal profond qui étreint l’ensemble des librairies depuis trois ans et tient en partie à la rudesse de la conjoncture économique. Après un bond inespéré pendant le confinement (+ 17 %), leurs ventes baissent depuis 2024. En 2025, le recul atteint 1,5 %, a établi le cabinet Xerfi dans son étude présentée aux Rencontres nationales de la profession, qui se sont achevées ce lundi 8 juin à Rennes (Ille-et-Vilaine). L’année 2026 ne promet pas d’être meilleure. « C’est terrible, on ne voit personne en magasin », se désole Alexandra Charroin Spangenberg, présidente du Syndicat de la librairie française (SLF) et à la tête de la librairie de Paris, à Saint-Étienne (Loire).

    […]

    Avec des marges de manoeuvre limitées, les libraires en appellent à une augmentation des remises des éditeurs. En vertu de ce système, ces derniers appliquent en général une ristourne de 36 % sur les commandes des magasins - 39 % dans certains cas - tandis que les plateformes en ligne, elles, bénéficient d’un rabais plus conséquent - aux alentours de 40 %. « Je devrais avoir de meilleures remises qu’Amazon », s’indigne Maya Flandin. Réclamant de longue date un taux de remise plancher, les libraires plaident désormais pour une « taxe sur les revenus des grands opérateurs de l’édition et de la vente de livres », qui leur serait en partie reversée.

    Une manière, à leurs yeux, de rétribuer la qualité de leur service. « Les autres canaux de vente, comme Amazon, ne font pas ce travail d’aller chercher des auteurs méconnus et de les défendre, rappelle Alexandra Charroin Spangenberg, la présidente du SLF. Sans les libraires, Mon vrai nom est Élisabeth, d’Adèle Yon, n’aurait jamais rencontré le succès qu’il a connu. »

    […]

    Les effets du recul de la lecture 85 librairies ont été fermées et 83 ont ouvert en 2025, d’après le Centre national du livre (CNL). En 2024, 135 librairies avaient été créées.

    • Niquarl@lemmy.ml
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      26 days ago

      La partie sur la ristourne m’étonne. Je ne comprends pas je pensais que le prix était unique. Je suppose que c’est que pour le client?

      • cnovelOP
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        26 days ago

        C’est le prix que la librairie paie à l’éditeur, qui n’est pas fixé. Le prix du livre est unique, c’est une des raisons pour laquelle les éditeurs ne font pas toujours des retirages mais une nouvelle édition -> ça permet d’augmenter le prix.

        • Niquarl@lemmy.ml
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          26 days ago

          D’accord merci pour l’information. Possible de fixé ce prix pour que chaque vendeur puisse avoir la même marge ce qui pourrait aidé les librairies. Après, je crains qu’il y a tout simplement plus assez de clients pour ces boutiques là, peut-être faudrait trouver une seconde activité pour compenser sinon c’est la fin.

  • Groggy@tarte.nuage-libre.fr
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    26 days ago

    Je lis environ 2 livres par mois, mais je les achète tous en dématérialisé. Je trouve ça tellement plus pratique. Jamais je ne retournerai au papier.

    J’ai un sérieux doute sur “le recul de la lecture”. Ça me semble plus être une transformation du support, comme il y a eu pour la musique. Il existe toujours des disquaires, mais beaucoup moins car ils ne s’adressent plus qu’à un public de passionnés. Ça ne veut pas dire qu’il y a moins d’écoute (c’est même plutôt l’inverse).

    Quand au risque pour “la diversité de la création littéraire”, bof. Auto-éditer son livre me semble être plus accessible en numérique qu’en papier. Donc pas trop d’inquiétude là-dessus non plus.