Une crise sans précédent liée à la conjoncture et au recul de la lecture met en valeur la fragilité du modèle de commerce des librairies, qui en appellent aux pouvoirs publics. En jeu : leur avenir et la diversité de la création littéraire.
Une crise sans précédent liée à la conjoncture et au recul de la lecture met en valeur la fragilité du modèle de commerce des librairies, qui en appellent aux pouvoirs publics. En jeu : leur avenir et la diversité de la création littéraire.
J’achète quasiment tous mes livres en librairie indépendante. Seule exception : quand je dois dépenser la carte cadeau du boulot.
Mais les bouquins coûtent chers. En dehors des mangas et des Asterix, une BD c’est 20€ désormais. Dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, normal que ce genre d’extra saute. Et même moi, j’ai tendance à emprunter beaucoup à la bibliothèque pour des raisons évidentes de coût et de place.
Pareil que toi. Je lis beaucoup mais les livres sont devenus assez inabordables. Pour la place, je remets en circuit de seconde main assez rapidement ceux que j’ai achetés et lus, sauf ceux qui m’ont vraiment plu.
Pour les “grands formats”, j’ai aussi noté de plus en plus de coquilles de traduction ou de relecture, et ça fait assez mal à ce prix. Je précise que je ne tape pas du tout sur les correcteurs et les traducteurs qui sont aussi victimes de la surproduction, de la surcharge et de la précarisation de leur travail.
J’ai vu plusieurs librairies se lancer dans la vente de jeux de sociétés ou de puzzles…
L’article en parle, et je pense que dans certains coins ça peut peut-être dynamiser. Mais ça demande une expertise en plus, du stock en plus, donc c’est pas forcément gagnant. Certains tentent aussi le côté papeterie/créatif.
La pratique de la lecture baisse régulièrement, les clients se font plus rares juste pour ça. Commander sur Amazon, ça va vite et c’est moins fatiguant. Et comme presque personne ne connaît les sites qui permettent d’acheter sur internet et de se faire livrer dans sa librairie de quartier, c’est difficile de s’en sortir alors même qu’on a un prix du livre réglementé. Il n’y a guère que les gens qui aiment profondément les livres qui y vont encore.
Le principe même de l’édition est boiteux ce n’est qu’une opération des éditeurs pour faire de la trésorerie et boursicoter n’est absolument pas sain. D’un point de vue écologique déjà avec ces tonnes de papiers qui partent au pilon et d’un point de vue éditorial où les sorties sont trop nombreuses, la durée de vie des livres trop courte.