• 95 Posts
  • 469 Comments
Joined 1 year ago
cake
Cake day: February 6th, 2025

help-circle

  • On est allé voir ma belle-famille en Belgique ce week-end. On a logé chez ma belle-sœur, ce qui est toujours sportif pour diverses raisons. Mais entre autres choses, on a découvert que son fils (la vingtaine) était psycho-rigide dans le sens thérapeutique du terme : il s’accroche à une routine qu’il ne veut ABSOLUMENT pas changer, quitte à avoir des horaires de furieux. Exemple : il alterne une semaine chez son père et chez sa mère. Il se lève à 5h du mat’ chez son père pour prendre le bus (plutôt que le train plus rapide) pour aller à l’université car il connait le bus, pas le train. Et chez sa mère, il prend aussi le bus mais plus tard, mais pour ne pas changer sa routine il se lève quand même à 5h du mat’. Quand son père l’emmène en voiture, il stresse > 9000 et regarde sa montre toutes les 30s au cas où il soit en retard. Il est terrorisé à changer quoique ce soit parce que grosso modo ça marche à peu près comme ça et que s’il change ça risque de le perturber dans ses études et de tout rater. Ni sa mère ni son père (j’imagine) ne s’était rendu compte d’à quel point c’était un souci. Bref, j’ai conseillé à sa mère de voir avec le service psy de l’université pour qu’il en parle a minima à un·e professionnel·le de santé.






  • cnovelOPtoFranceSophie la girafe, un mensonge « Made in China »
    link
    fedilink
    Français
    arrow-up
    3
    ·
    14 days ago

    La fameuse deuxième cartouche de Mediapart

    « Si on nous le demandait, on le disait », affirme donc Alain Thirion. Pourtant, deux mois après ce signalement, Vulli répond ceci : « La teneur des propos rapportés ne reflète en rien la réalité du travail quotidien de tous nos collaborateurs qui conçoivent et produisent nos créations [de la] marque Sophie la girafe […] à Rumilly. »


  • 16 % des morts en 2025

    En 2025, 523 jeunes adultes de 18-24 ans sont décédés sur les routes de l’Hexagone, selon le bilan provisoire de l’ONISR, un chiffre qui a légèrement baissé par rapport à 2024 (529 morts), mais qui est relativement stable ces dernières années. Les 18-24 ans représentent ainsi 16 % de la mortalité routière totale (3 260 morts en France métropolitaine), soit deux fois plus que leur poids dans la population française (8 %).

    Les 18-24 ans sont également surreprésentés parmi les blessés graves (2 800 en 2025, soit 17 % du total). La majorité des accidents mortels survient la nuit (60 %, contre 35 % en moyenne nationale). Les ressorts comportementaux de cette suraccidentalité sont connus et les politiques publiques peinent à les modifier : sentiment d’invincibilité ; prise de risque ; consommation d’alcool et/ou de stupéfiants lors de soirées festives ; moindre expérience de la conduite…

    Moins de voiture, c’est aussi moins de morts sur les routes. Mettre en place des TEC plus réguliers, des lignes de nuits, etc., ça permet de réduire la dépendance à la voiture et le nombre de morts.



  • On a fait des tests d’apnée du sommeil pour Numérobis (historique dans ma belle famille). Des apnées d’immaturité ont été détectées, ce qui fait qu’on est reparti de l’hôpital avec un boitier enregistreur pour faire de la surveillance sous le régime de l’hospitalisation à domicile (HAD).

    D’un côté, je suis ravi de voir que ça existe. En gros, on a eu 3 passages d’infirmiers en 4 jours (la voilure est réduite pour les prochaines semaines) pour vérifier que tout va bien, qu’on n’a pas de question, que la petite est en forme, etc. Ils s’occupent à notre place de commander les médicaments (même sans lien avec le souci, par exemple les vaccins à venir), de nous faire des recommandations de médecins (pareil, même sans lien), et tout ça pour pas un rond (enfin mes impôts mais c’est normal). En ces temps de disette, franchement c’est incroyable.

    De l’autre, c’est clairement surdimensionné pour nous. Les infirmiers et infirmières nous ont toutes fait comprendre que d’habitude elles voient des cas beaucoup plus lourds. Là le bébé de 2 mois qui fait 5kg et qui se porte bien c’est l’exception plus que la règle. Et ça nous embête un peu aussi car on avait prévu d’aller en Belgique voir l’arrière grand mère, sauf qu’en HAD, pas le droit de quitter le pays (ce qui se comprend). On a demander une permission, à voir si elle nous est accordée.


  • cnovelOPtoFranceSophie la girafe, un mensonge « Made in China »
    link
    fedilink
    Français
    arrow-up
    18
    ·
    16 days ago

    Extraits :

    Pourtant, dans un mail interne datant de mi-2025 que Mediapart s’est procuré, Alain Thirion reconnaît que « l’entièreté de la production des Sophie la girafe sur [le] site historique [de l’entreprise] a été arrêtée ».

    […]

    Progressivement, la production est donc sous-traitée, dans la plus grande confidentialité. Des photos que Mediapart s’est procurées, datant de 2013, montrent déjà des ateliers chinois tournant à plein régime. Sur les images, on remarque que les équipements de sécurité des travailleurs et travailleuses sont, eux, quasi inexistants.

    […]

    Malgré l’entourloupe, Sophie a du mal à se faire une place sur le marché chinois. Mais Vulli persiste et retente sa chance en 2020. Avec, cette fois, l’aide de la puissance publique française. La banque publique d’investissement Bpifrance accorde ainsi à l’entreprise une « assurance prospection pour le financement d’une trésorerie dédiée » à l’implantation sur le marché chinois.

    […]

    Début 2024, le directeur général, Éric Rossi, quitte aussi ses fonctions. C’en est fini de la période faste de Vulli. Le chiffre d’affaires baisse de 10 millions d’euros en trois ans. Reste la supercherie. Pour plusieurs personnes, dans un tel contexte social, continuer à mentir devient impossible. Des alertes sont émises à la DGCCRF, qui ouvre une enquête. Plusieurs contrôles sont effectués, dont le dernier il y a seulement quelques semaines.

    Et autre info :

    Si le numéro de lot de votre Sophie commence par 30, elle a été produite en France. Si son numéro commence par 32 ou 33, elle a été produite dans un des ateliers chinois des sous-traitants de Vulli.

    Soutenez Mediapart, abonnez-vous !



  • Y’a deux soucis :

    • d’une part la laine française n’est pas intrinsèquement meilleure qu’une laine italienne, marocaine, vietnamienne, etc. Donc à qualité égale, un pays du tiers monde fera une laine bien moins chère. Ce qui amène le deuxième problème
    • on est arrivé à faire vivre notre population sans trop augmenter nos salaires parce qu’on a délocalisé nos coûts de production dans des pays moins chers. Ce qui a permis à une petite minorité de s’en mettre plein les poches au prix de la mort de notre industrie - et par conséquence de notre savoir-faire.

    300€ la couette, je veux bien croire qu’elle est géniale, mais c’est cher pour le commun des français.



  • J’ai un soucis bizarre avec ma Freebox.

    Je n’ai plus internet avec sur mes périphériques (testé en WiFi sur 2 ordinateurs + 1 smartphone et en filaire sur mon serveur et mon ordi portable). Mais dans le panneau de configuration de la Freebox Mini 4K, aucun soucis noté (tout est OK). J’ai testé des ping 8.8.8.8 sur mes différents périphériques, tout tombe dans le néant.

    Mais j’ai l’impression que la Fbx a bien accès à internet : quand je charge le programme TV depuis l’interface en ligne, je vois le programme qui apparait. C’est peut-être du cache, mais ça faisait au moins 12 mois que je n’y suis pas allé et je doute que la fbx fetch par avance ces infos (?).

    J’ai voulu me ssh sur la freebox mais je ne trouve pas comment faire.

    C’est tombé d’un coup sans prévenir, et j’ai bien évidemment essayé de rebooter (2 fois) la fbx.

    Si vous avez une idée de quoi faire, je suis preneur, je doute avoir du support de Free demain :)






  • On n’a pas eu de place en crèche publique pour Numérobis :(

    C’est aussi ça la faillite du système public : seulement 2 places disponibles pour les enfant nés en 2026 (alors qu’à l’école maternelle ils sont 50 par classe d’âge). On va devoir la mettre dans la microcrèche privée, ce qui a/ nous coûte plus cher (alors oui on est bien payé, mais c’est pas une raison) et b/ nous arrange pas niveau trajet.





  • Mise en demeure pour 15 séquences

    « Dans l’état actuel, et c’est factuel, CNews est hors la loi », estimait l’éditorialiste de France Inter et de France 5 Patrick Cohen, le 6 avril, sur un plateau de RMC, estimant qu’elle était devenue une chaîne d’opinion, un statut interdit en France. Un avis partagé par la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, qui, dans une interview au Monde, le 18 septembre 2025, piquait : « Je ne sais pas ce qu’en pense l’Arcom, il faudrait le lui demander. » Car la loi française actuelle n’autorise pas cette situation. « La régulation permet d’interdire les chaînes d’opinion, mais je constate que l’Arcom, ni sous cette présidence ni sous la précédente, ne le fait, regrette, sous le couvert de l’anonymat, un parlementaire expert des questions audiovisuelles. C’est, de mon point de vue, une marque de faiblesse. »Mi-mars au Sénat, le sénateur centriste (Val-de-Marne) Laurent Lafon – l’un des rares politiques à avoir soutenu l’Autorité au moment de la fermeture de C8 – a envisagé d’en prendre acte, afin de pouvoir distinguer chaînes d’information et chaînes d’opinion, et de les organiser en deux blocs distincts sur la TNT.

    Cette possibilité, entièrement à la main du législateur, a été battue en brèche par Olivier Schrameck et Roch-Olivier Maistre, auditionnés à l’Assemblée nationale en décembre 2025. « Disposer d’un média audiovisuel est extrêmement coûteux,argumente à son tour Camille Broyelle. Il n’y a rien de démocratique à confier la structuration du débat public à des intérêts économiques. »Aux Etats-Unis, l’abandon, en 1987, de la « fairness doctrine » (doctrine de l’équité), qui imposait depuis 1949 aux médias audiovisuels d’assurer la confrontation contradictoire des points de vue, a acté la fin du pluralisme dit « interne » ,au sein de chaque opérateur. Alors que le pluralisme devait s’exercer de manière « externe », à travers la multiplicité des médias et des offres éditoriales, Fox News a fait son apparition moins d’une dizaine d’années plus tard, avec les dérives idéologiques et complotistes que l’on sait. « Cela a fortement fragilisé le débat public, et favorisé l’avènement de l’ère de la post-vérité », rappelle Pauline Trouillard.

    « La loi ne définit pas ce que seraient les chaînes d’opinion, reprend Martin Ajdari. Elle pose des obligations en matière de pluralisme, éclairées par le Conseil d’Etat, et nous les appliquons. »Fin décembre 2025, l’Arcom a mis CNews en demeure pour deux séquences datant de janvier et de mars 2025, qui pouvaient inciter à « la discrimination ». Une seule décision pour deux manquements : certains y ont vu le signe que l’Autorité a la main qui tremble.

    Début février, pourtant, deux sanctions pécuniaires, de 50 000 euros chacune, sont venues punir deux autres séquences, diffusées en août 2025, encore une fois pour des propos « de nature à encourager des comportements discriminatoires ». Or, dans le même temps, souligne Martin Ajdari, la plainte déposée par SOS Racisme et la Ligue des droits de l’homme à propos de l’une des deux déclarations visées a été classée sans suite : « Je n’ai pas entendu les mêmes voix s’élever contre la décision de la justice de classer sans suite(…) . En l’occurrence, nous avons pris des sanctions et il n’est pas vrai que nous soyons l’arme au pied. »

    En mars, l’Arcom a encore innové, prononçant une mise en demeure pour pas moins de 15 séquences ayant donné lieu à un traitement « univoque » de l’affaire de Crépol (Drôme) – où, à l’automne 2023, le jeune Thomas, 16 ans, avait été tué. « La loi ne prévoit pas expressément d’aggravation des sanctions en cas de récidive,précise le président. Mais nous ne nous interdisons pas de considérer que la répétition de manquements puisse constituer un facteur de gravité. Nous ne nous interdisons rien. » Si les sanctions sont presque exclusivement pécuniaires (à des niveaux non dissuasifs, dénoncent encore certains) aujourd’hui, le reste de la palette à la disposition du régulateur, qui inclut la suspension (d’une émission, du signal de la chaîne, de séquences publicitaires), une réduction ou un retrait de l’autorisation de diffusion, un retrait pur et simple de cette autorisation, etc., pourrait servir à l’avenir. Quels que soient les prochains défis que lancera CNews à l’Arcom, celle-ci n’a pas encore dit son dernier mot.


  • Décision qui fera date

    Suivant son exemple, Martin Ajdari s’abstient lui aussi de recourir à l’autosaisine, afin d’éviter toute accusation d’arbitraire. Pour Camille Broyelle, cependant, professeure de droit à Paris-Panthéon-Assas, ce refus de s’autosaisir n’est ni plus ni moins qu’un « abandon de poste »: « L’Arcom, comme les autorités qui l’ont précédée[Conseil supérieur de l’audiovisuel, Commission nationale de la communication et des libertés] , n’a jamais assumé son rôle d’autorité de police administrative. Le législateur lui a pourtant bien confié la tâche de s’assurer du respect des règles du débat public par les chaînes de télévision et de radio. Ce qui fait d’elle, juridiquement, une autorité de police. »

    Avec une petite soixantaine de collègues et de juristes, elle a saisi le Conseil d’Etat, en mars, dénonçant une « carence délibérée » de l’Arcom à agir contre CNews et Europe 1 – deux médias sous le contrôle du groupe Bolloré. « Les présidents de l’Autorité de régulation n’ont jamais voulu jouer les gendarmes de l’audiovisuel, affirme-t-elle encore. Il y a quelque chose de honteux, pour eux, dans cette mission que leur a confiée le législateur. Ils préfèrent se poser en garants de la liberté d’expression. » Le référé-liberté des universitaires a été rejeté, mais le collectif met tout en œuvre pour atteindre son objectif : décrocher une décision aussi capitale que celle obtenue en février 2024 par l’ONG Reporters sans frontières (RSF), quand le Conseil d’Etat avait « enjoint » à l’Arcom de réexaminer le respect par CNews de ses obligations en matière de pluralisme.

    Cinq mois plus tard, cette décision avait débouché sur une délibération, détaillant la façon dont l’Arcom allait désormais s’y prendre. Deux ans ont passé, et l’antenne de CNews paraît toujours aussi peu pluraliste. RSF a déposé une nouvelle saisine en janvier, avec l’ambition d’amener l’Autorité à constater que la chaîne sur laquelle officient Pascal Praud et Christine Kelly varie insuffisamment les sujets de débat, diversifie trop peu ses intervenants, et n’assure pas la pluralité des points de vue. Le texte, d’une centaine de pages, est en cours d’instruction par les services de l’Arcom. Quelle qu’elle soit, la décision qui s’ensuivra, très attendue, fera date.

    « Depuis l’annulation, en 2019, de la décision de priver C8 de publicité pendant une semaine à la suite d’un canular de Cyril Hanouna, le Conseil d’Etat a évolué dans son appréciation des sanctions de l’Arcom, assure Pauline Trouillard, chercheuse en droit des médias au Centre national de la recherche scientifique. Désormais, il les valide toujours. Si CNews contrevient encore à ses obligations, le problème vient de l’Arcom. » Il faut rendre cette justice à Cyril Hanouna : c’est lui qui a fait connaître l’Autorité de régulation aux Français. Des mois durant, en parfaite harmonie avec CNews, celui qui présentait alors « Touche pas à mon poste » a orchestré une campagne de dénigrement, de façon à discréditer par avance l’Arcom qui s’apprêtait à refuser à C8 une nouvelle autorisation de diffusion sur la TNT. La chaîne était alors la plus sanctionnée du paysage.

    Le couperet est tombé, le Conseil d’Etat a confirmé la validité de la sanction, et C8 a fermé début 2025. Depuis, renouvelée pour dix années supplémentaires, CNews a repris le titre de chaîne la plus réprimandée, imposant son agenda au nez et à la barbe de la régulation. Au terme de la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences de la TNT, en mai 2024, le rapporteur Aurélien Saintoul (LFI) avait suggéré de doter le régulateur « d’un pouvoir d’enquête sur pièces et sur place », pour lui permettre notamment de contrôler le fonctionnement et l’indépendance des rédactions. Une proposition restée lettre morte.