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      1 day ago

      C’est une question différente: les algos de génération d’image sont connus et publics et beaucoup de modèles de qualité (Flux par exemple) sont très bons et tournent sur un PC individuel.

      OpenAI est aux modèles d’IA ce que Microsoft est à l’informatique: un acteur économique puissant et généralement malfaisant, mais ne les laissez pas répandre l’idée qu’ils sont incontournables ou synonymes!

      Il a fallu 20 ans pour que le grand public commence à entendre parlede de Linux et du logiciel libre, essayons de pas mettre autant de temps sur l’IA, surtout avec les performances des modèles ouverts qui talonnent vraiment les modèles fermés.

  • Kuinox@lemmy.world
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    1 day ago

    Je n’aime pas openai mais je trouve ca hallucinant comment tout le monde défend le saint copyright, qui n’a jamais protégé les styles.

    on pourrait penser qu’un accord de licence avait officiellement été signé entre le studio et OpenAI

    Non, car un style n’est pas copyrightable, là où on pourrait se poser la question c’est quand il ressort des propriété intellectuelle sans soucis.
    Le copyright tel qu’il est aujourd’hui, sert des entreprises comme OpenAI, sauf qu’elles s’appellent Disney & co.

    • nicocool84@sh.itjust.works
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      3 hours ago

      En tant que vieux con qui a milité contre DADVSI je suis aussi perplexe. Je croyais que copier n’était pas voler. Je le crois toujours.

    • Anh Kagi
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      1 day ago

      après il y a toujours le problème qu’ils utilisent des oeuvres protégées par le copyright pour entrainer leurs modèles.

        • Anh Kagi
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          1 day ago

          Alors tout ce que je vais dire dépends de ma compréhension du droit d’auteur, et je ne suis pas expert en droit.

          Si je comprends bien le code de la propriété intellectuelle, l’utilisation d’une oeuvre sans accord de l’auteur est interdite:

          “toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction part un art ou procédé quelconque” (article L132-4 de la CPI, excusez-moi pour ce pavé)

          Encore une fois je ne suis pas expert, et je ne peux pas dire si l’utilisation qui est faite de ces oeuvres pour entrainer les modèles et/ou l’utilisation de ces modèles pour générer des oeuvres enfreint la loi.

          C’est du moins ce que j’en comprends, et c’est l’argument principal utilisé par les artistes qui s’opposent à l’IA. Même si je vois bien que dire que les textes et images générés par IA sont des oeuvres dérivées est discutable, et de même pour l’utilisation d’oeuvre protégées par le droit d’auteur pour l’entrainement.

          À titre personnel, je ne suis pas opposé fondamentalement à l’IA, mais je comprends qun artiste se sente spolié par ça et je trouverai normal qu’un artiste ait le droit de s’opposer à l’utilisation de ses oeuvres pour l’entrainement d’IA. Et aussi, je trouve que l’utilisation qui en est faite n’est pas très raisonnée mais ça c’est une autre histoire.

          • Kuinox@lemmy.world
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            1 day ago

            Il y a une notion de “fair use” qui est aussi présente en france.
            L’utilisation d’une oeuvre sans accord de l’auteur est autorisé sans accord de l’auteur dans le cas du “fair use”.

            L’interrogation, du point de vue légal, c’est si l’entrainement d’IA est du fair use ou pas.
            Pour l’instant ca se penche sur (y’a toujours des jugements en cours, et des pays changent les lois sur le sujets, donc ca peut changer): pour l’entrainement, c’est du fair use, mais l’utilisation elle ne l’est pas forcémment. Faudrait le voir comme un appareil photo (a l’utilisation): tu peux pas prendre en photo une oeuvre d’art et la vendre, mais tu peux prendre en photo pour un cadre privé.

            • Anh Kagi
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              1 day ago

              Intéressant. Pour l’utilisation des modèles d’IA je suis assez d’accord. Mais pour l’entrainement je ne pense pas qu’on puisse considérer que ca fasse exception aux droits d’auteur, notamment parce qu’il y a en général une exploitation commerciale derrière même si ce n’est pas la seule raison.

              Quoi qu’il en soit, on verra comment ca évolu.

              • Kuinox@lemmy.world
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                1 day ago

                C’est dans le sens que j’ai écrit que les pays évoluent pour le moment.
                Je pense qu’il faudrait a minima respecter le droit des artistes qui ne veulent pas être dans le dataset (ce n’est pas le cas aujourd’hui).
                Et un mécanisme de compensation s’ils se retrouvent dans le dataset (c’est pas possible de le retirer après entrainement).

                Edit: La parodie est un exemple de fair use, le fanart est pas forcément du fair use (et je trouve que ca devrait l’être).

        • inlandempireM
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          1 day ago

          Article intéressant de libé sur le sujet:

          Mais que le président de la République Emmanuel Macron (sur le réseau X), l’ex-Premier ministre Gabriel Attal (sur Instagram) ou d’autres élus de tous bords politiques génèrent de la même façon ce type d’images est une négation même de leurs engagements. Ils sont les premiers à affirmer défendre la création, les artistes, la culture. La question de la violation éventuelle de la propriété intellectuelle n’est pas le principal problème ici. La loi ne protège pas le style (mais le scénario, les personnages ou éléments de décor). Le studio japonais Ghibli n’a pas exigé le retrait de ces faux dessins, ni menacé de traîner en justice la société OpenAI. Les Japonais ne sont pas tous irrités non plus par ces pratiques. Même Makoto Tezuka (alias Macoto Tezka), fils d’Osamu Tezuka (père du manga et de l’animation du Japon) m’a répondu qu’entraîner l’IA avec une œuvre n’est pas un problème en soi, tant qu’on ne publie pas un plagiat.

          La question est éthique plus que juridique : d’abord qu’OpenAI ne voit aucun problème moral à entraîner sans vergogne son IA avec des œuvres de renom pour mieux commercialiser sa technique. Ensuite que des personnalités politiques trahissent leur devoir en adressant aux artistes déjà démoralisés le pire des messages : «On peut se passer de vous, qui plus est avec des outils qui pillent votre travail.» Le tout en prétendant en outre établir des règles mondiales pour une utilisation respectueuse de l’IA.

          Quelle ignorance en outre des conditions de travail déplorables de dessinateurs, animateurs ou doubleurs qui gagnent difficilement de quoi vivre, au Japon particulièrement. Et désormais, on leur signifie publiquement, éhontément, que c’est décidément tellement marrant de générer une image en cinquante secondes avec quelques instructions. Au lieu de valoriser le talent et la technique d’un professionnel pour une photo, un dessin, un film, une voix ou une animation. Pleins de mansuétude ou naïfs, des Japonais pardonnent et nous répondent que l’usage d’images IA inspirées des animés nippons est peut-être surtout un hommage à la puissance de leur culture. D’autres rigolent : «Il faut ne rien connaître à l’animation ni au travail du studio Ghibli pour accorder du crédit à ces pseudo-dessins.»

          https://www.liberation.fr/culture/intelligence-artificielle-letrange-inconsequence-des-politiques-francais-postant-des-pseudo-images-ghibli-via-open-ia-20250330_PXCBITGH6VH2LJ5SFPYQP6R54Y/

          • Kuinox@lemmy.world
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            1 day ago

            Beaucoup de progrès technologiques vont mettre des gens aux chomages, on peut respecter ces gens là tout en utilisant la nouvelle technologie.
            C’est pas qu’OpenAI ne voit pas de problème moral, c’est qu’ils en ont rien a cirer.

            Critiquer les conditions de travail:
            Pour Ghibli c’est surtout la faute de Miyazaki, il y a de rare autres studios qui arrivent a avoir des bonnes conditions.

            Ensuite que des personnalités politiques trahissent leur devoir en adressant aux artistes déjà démoralisés le pire des messages : «On peut se passer de vous

            Ils n’ont jamais dit ca.

      • keepthepace@slrpnk.net
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        1 day ago

        Tout comme les dessinateurs s’entrainent sur des oeuvres copyrightées. Miyazaki d’ailleurs est probablement l’inventeur du “screening”: il explique avoir envoyé un assistant faire une série de photographies à une projection du Roi et l’Oiseau pour comprendre comment une séquence donnée avait été animée.

        • Anh Kagi
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          22 hours ago

          oui, mais il y a tout de même une différence entre entraîner un artiste et entraîner un algo.

          • keepthepace@slrpnk.net
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            21 hours ago

            En filigranes la question qui se pose est celle de la limite de ce qu’est la culture populaire. Est ce qu’un algo a le droit de savoir ce qu’est Starwars, Harry Potter et Dune sans signer des contrats (à peu près impossibes) avec les ayant-droits? Si oui, comment, sans montrer d’oeuvres sous copyright ni d’oeuvres dérivées?

            Les artistes humains ont le droit de travailler d’après référence sans sécuriser les droits de leurs références. Et à moins de faire une bête copie, ce sera pas considéré comme une violation.

            Quelles garanties doit donner un algo pour bénéficier du même privilège?

            • Anh Kagi
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              20 hours ago

              je suis pas sûr que la question soit la culture populaire.

              L’algo ne peut pas savoir ce qu’est “Starwars”, “Harry Potter”, etc. Il ne “sait” rien, lorsqu’on écrit un prompt il va juste générer quelque chose, l’algorithme va être poussé à utiliser certaines caractéristiques plutôt que d’autres. Si on lui dit “dans le style X”, il va utiliser certaines formes, certaines couleurs… mais il ne “sait” pas ce qu’est “X”, tout au plus associe-t-il X avec les caractéristiques manifestées dans les oeuvres d’entrainement.

              En fait la question ce n’est pas “qu’est-ce que l’algo a droit de faire?”, c’est un algo, il n’a pas de droit. C’est plutôt “qu’est-ce que les concepteurs et les utilisateurs de l’algo ont droit de faire?”. Et de ce que je comprends de la loi utiliser des oeuvres sous droits d’auteur sans l’accord dudit auteur pour entrainer des modèles est censé être interdit. De même qu’utiliser des oeuvres protégées par le droit d’auteur par l’intercession d’un algorithme pour générer une oeuvre.

              Encore une fois: c’est ce que je comprends de la loi et je ne suis pas expert. Et je sais que la législation sur le sujet est encore à définir parfaitement. Par exemple: est-ce que utiliser le modèle d’IA équivaut à utiliser les oeuvres sélectionnées pour l’entrainement ?

              • keepthepace@slrpnk.net
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                19 hours ago

                Et de ce que je comprends de la loi utiliser des oeuvres sous droits d’auteur sans l’accord dudit auteur pour entrainer des modèles est censé être interdit.

                Eh bien non, probablement pas. Et c’est ce qui fait gueuler les auteurs. Et c’est pas 100% sur, c’est le genre de truc qui va être jugé pendant 10 ans et dont le jugement va plus dépendre du lobbyisme et de la force de frappe des équipes d’avocats que de la logique ou de la moralité.

                La question à 12 trillions c’est de savoir si un modèle entrainé sur un ensemble d’oeuvres est une violation équivalente à une oeuvre dérivée. Sachant qu’un tribunal a déjà établi qu’un algo ne produit pas d’oeuvres. La logique voudrait que ça implique que les modèles ne sont pas soumis au copyright. Démerde toi avec ça.

                La réalité est que la loi est complètement à l’ouest sur la question.

                C’est plutôt “qu’est-ce que les concepteurs et les utilisateurs de l’algo ont droit de faire?”.

                Ben ça tombe bien: j’ai le droit de regarder une oeuvre sous copyright (que j’ai achetée par exemple en DVD). Du coup ça me donne le droit de l’utiliser pour entrainer un modèle ou pas?

                • Anh Kagi
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                  17 hours ago

                  Eh bien non, probablement pas. Et c’est ce qui fait gueuler les auteurs. Et c’est pas 100% sur, c’est le genre de truc qui va être jugé pendant 10 ans et dont le jugement va plus dépendre du lobbyisme et de la force de frappe des équipes d’avocats que de la logique ou de la moralité.

                  Ouais je crois aussi. Comme dit, on verra ce que ca donne.

                  Ben ça tombe bien: j’ai le droit de regarder une oeuvre sous copyright (que j’ai achetée par exemple en DVD). Du coup ça me donne le droit de l’utiliser pour entrainer un modèle ou pas?

                  Et bien en théorie tu es uniquement autorisé à visionner l’oeuvre, et les ayants droits imposent des DRMs bidons censé restreindre ton utilisation dans les cadres autorisé pour ça. Maintenant il y a le droit à la copie privée (entravé par lesdits DRMs)… C’est comme ca qu’on voit que le droit c’est un beau bordel, et en particulier le droit d’auteur.