• Kuinox@lemmy.world
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    2 days ago

    Tu parles de problème, mais avec quel optique ?
    Légal, moral, etc…

    • Anh Kagi
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      2 days ago

      Alors tout ce que je vais dire dépends de ma compréhension du droit d’auteur, et je ne suis pas expert en droit.

      Si je comprends bien le code de la propriété intellectuelle, l’utilisation d’une oeuvre sans accord de l’auteur est interdite:

      “toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction part un art ou procédé quelconque” (article L132-4 de la CPI, excusez-moi pour ce pavé)

      Encore une fois je ne suis pas expert, et je ne peux pas dire si l’utilisation qui est faite de ces oeuvres pour entrainer les modèles et/ou l’utilisation de ces modèles pour générer des oeuvres enfreint la loi.

      C’est du moins ce que j’en comprends, et c’est l’argument principal utilisé par les artistes qui s’opposent à l’IA. Même si je vois bien que dire que les textes et images générés par IA sont des oeuvres dérivées est discutable, et de même pour l’utilisation d’oeuvre protégées par le droit d’auteur pour l’entrainement.

      À titre personnel, je ne suis pas opposé fondamentalement à l’IA, mais je comprends qun artiste se sente spolié par ça et je trouverai normal qu’un artiste ait le droit de s’opposer à l’utilisation de ses oeuvres pour l’entrainement d’IA. Et aussi, je trouve que l’utilisation qui en est faite n’est pas très raisonnée mais ça c’est une autre histoire.

      • Kuinox@lemmy.world
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        2 days ago

        Il y a une notion de “fair use” qui est aussi présente en france.
        L’utilisation d’une oeuvre sans accord de l’auteur est autorisé sans accord de l’auteur dans le cas du “fair use”.

        L’interrogation, du point de vue légal, c’est si l’entrainement d’IA est du fair use ou pas.
        Pour l’instant ca se penche sur (y’a toujours des jugements en cours, et des pays changent les lois sur le sujets, donc ca peut changer): pour l’entrainement, c’est du fair use, mais l’utilisation elle ne l’est pas forcémment. Faudrait le voir comme un appareil photo (a l’utilisation): tu peux pas prendre en photo une oeuvre d’art et la vendre, mais tu peux prendre en photo pour un cadre privé.

        • Anh Kagi
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          2 days ago

          Intéressant. Pour l’utilisation des modèles d’IA je suis assez d’accord. Mais pour l’entrainement je ne pense pas qu’on puisse considérer que ca fasse exception aux droits d’auteur, notamment parce qu’il y a en général une exploitation commerciale derrière même si ce n’est pas la seule raison.

          Quoi qu’il en soit, on verra comment ca évolu.

          • Kuinox@lemmy.world
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            2 days ago

            C’est dans le sens que j’ai écrit que les pays évoluent pour le moment.
            Je pense qu’il faudrait a minima respecter le droit des artistes qui ne veulent pas être dans le dataset (ce n’est pas le cas aujourd’hui).
            Et un mécanisme de compensation s’ils se retrouvent dans le dataset (c’est pas possible de le retirer après entrainement).

            Edit: La parodie est un exemple de fair use, le fanart est pas forcément du fair use (et je trouve que ca devrait l’être).

    • inlandempireM
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      2 days ago

      Article intéressant de libé sur le sujet:

      Mais que le président de la République Emmanuel Macron (sur le réseau X), l’ex-Premier ministre Gabriel Attal (sur Instagram) ou d’autres élus de tous bords politiques génèrent de la même façon ce type d’images est une négation même de leurs engagements. Ils sont les premiers à affirmer défendre la création, les artistes, la culture. La question de la violation éventuelle de la propriété intellectuelle n’est pas le principal problème ici. La loi ne protège pas le style (mais le scénario, les personnages ou éléments de décor). Le studio japonais Ghibli n’a pas exigé le retrait de ces faux dessins, ni menacé de traîner en justice la société OpenAI. Les Japonais ne sont pas tous irrités non plus par ces pratiques. Même Makoto Tezuka (alias Macoto Tezka), fils d’Osamu Tezuka (père du manga et de l’animation du Japon) m’a répondu qu’entraîner l’IA avec une œuvre n’est pas un problème en soi, tant qu’on ne publie pas un plagiat.

      La question est éthique plus que juridique : d’abord qu’OpenAI ne voit aucun problème moral à entraîner sans vergogne son IA avec des œuvres de renom pour mieux commercialiser sa technique. Ensuite que des personnalités politiques trahissent leur devoir en adressant aux artistes déjà démoralisés le pire des messages : «On peut se passer de vous, qui plus est avec des outils qui pillent votre travail.» Le tout en prétendant en outre établir des règles mondiales pour une utilisation respectueuse de l’IA.

      Quelle ignorance en outre des conditions de travail déplorables de dessinateurs, animateurs ou doubleurs qui gagnent difficilement de quoi vivre, au Japon particulièrement. Et désormais, on leur signifie publiquement, éhontément, que c’est décidément tellement marrant de générer une image en cinquante secondes avec quelques instructions. Au lieu de valoriser le talent et la technique d’un professionnel pour une photo, un dessin, un film, une voix ou une animation. Pleins de mansuétude ou naïfs, des Japonais pardonnent et nous répondent que l’usage d’images IA inspirées des animés nippons est peut-être surtout un hommage à la puissance de leur culture. D’autres rigolent : «Il faut ne rien connaître à l’animation ni au travail du studio Ghibli pour accorder du crédit à ces pseudo-dessins.»

      https://www.liberation.fr/culture/intelligence-artificielle-letrange-inconsequence-des-politiques-francais-postant-des-pseudo-images-ghibli-via-open-ia-20250330_PXCBITGH6VH2LJ5SFPYQP6R54Y/

      • Kuinox@lemmy.world
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        2 days ago

        Beaucoup de progrès technologiques vont mettre des gens aux chomages, on peut respecter ces gens là tout en utilisant la nouvelle technologie.
        C’est pas qu’OpenAI ne voit pas de problème moral, c’est qu’ils en ont rien a cirer.

        Critiquer les conditions de travail:
        Pour Ghibli c’est surtout la faute de Miyazaki, il y a de rare autres studios qui arrivent a avoir des bonnes conditions.

        Ensuite que des personnalités politiques trahissent leur devoir en adressant aux artistes déjà démoralisés le pire des messages : «On peut se passer de vous

        Ils n’ont jamais dit ca.