L'Agence nationale de sécurité sanitaire recommande de diversifier sa consommation de légumes secs afin de réduire l'exposition aux isoflavones, des substances végétales proches des hormones féminines, qui présentent des risques pour la fertilité.
Suite au thread sur l’interdiction du soja en restauration collective là
Que disent les études cliniques les plus récentes ?
Les méta-analyses et revues systématiques les plus récentes (le plus haut niveau de preuve scientifique) montrent que :
Le soja n’a pas d’effet œstrogénique chez la femme [Effect of Soy Isoflavones on Measures of Estrogenicity: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials, Adv Nutr, 2025] (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39433088/)
Le soja n’affecte pas la testostérone chez l’homme[Neither soy nor isoflavone intake affects male reproductive hormones: An expanded and updated meta-analysis of clinical studies, Reprod Toxicol, 2021](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33383165/)
Le soja n’altère pas les hormones thyroïdiennes[Systematic Review and Meta-analysis on the Effect of Soy on Thyroid Function, Sci Rep, 2019](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30850697/)
Effet protecteur chez les populations asiatiques Les études révèlent une réduction du risque de cancer du sein avec une consommation régulière de soja. [Soy Isoflavones and Breast Cancer Risk: A Meta-analysis, In Vivo, 2022](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35241506/)
Effet neutre chez les populations européennes[Dietary isoflavones or isoflavone-rich food intake and breast cancer risk: A meta-analysis of prospective cohort studies, Clin Nutr, 2019](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29277346/)
Conclusion actuelle :Le soja pourrait prévenir les cancers du sein, le diabète de type 2 et présente des bénéfices pour la santé , l’environnement et le portefeuille.
Certains pourraient dire : *“On peut trouver des études qui contredisent ces résultats !”*Mais attention :
Une source ≠ une étude isolée.
Les références citées sont des méta-analyses et revues systématiques (niveau de preuve maximal).
Elles compilent toutes les études existantes et ne peuvent être réfutées par une seule étude contradictoire.
En science, la hiérarchie des preuves existe : tout n’est pas mis sur le même plan. C’est ainsi qu’on obtient des conclusions claires et cohérentes.
J’ai lu l’article et ton post, mais je n’ai pas détaillé tes sources. Cependant j’ai l’impression que l’article et donc l’anses n’incriminent pas tant le Soja lui même que ses dérivés qui auraient des taux d’isoflavone bien plus importants.
Ils citent par exemple des biscuit avec des taux 100x plus élevés que la sauce soja.
Cette nuance pourrait expliquer les différences de conclusion j’imagine ?
Si c’est le cas, ce qui est très dommage c’est que les titres font mauvaise presse au soja et non à la surtransformation des aliments…
Oui comme avec toutes les substances c’est la dose qui compte. Ce qui est bénéfique à petite dose peut devenir un poisson à plus haute dose.
Je joins des captures d’un article sur les phytoestrogenes dans la ménopause, visiblement les risques à long terme n’ont pas été formellement écartés.
Mais de ce que je comprends (avertissement : je n’y connais rien et je risque de dire des conneries), ce n’est pas un problème de « surtransformation », les isoflavones sont bien présentes dans le soja, c’est juste que certaines manières de le préparer tendent à diminuer la teneur en isoflavones tandis que d’autres non (ou peu). La transformation est bénéfique, et je ne suis pas sûre que les produits riches en isoflavones aient forcément « plus » transformé le soja que les autres. Ils disent que la fermentation est bénéfique : la fermentation est bien une transformation, non ?
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Transcrit de la video de Violette Diet :
Que disent les études cliniques les plus récentes ?
Les méta-analyses et revues systématiques les plus récentes (le plus haut niveau de preuve scientifique) montrent que :
Conclusion actuelle :Le soja pourrait prévenir les cancers du sein, le diabète de type 2 et présente des bénéfices pour la santé , l’environnement et le portefeuille.
Certains pourraient dire : *“On peut trouver des études qui contredisent ces résultats !”*Mais attention :
En science, la hiérarchie des preuves existe : tout n’est pas mis sur le même plan. C’est ainsi qu’on obtient des conclusions claires et cohérentes.
Source : https://old.reddit.com/r/france/comments/1jir0u5/les_aliments_à_base_de_soja_ne_doivent_pas_être/mjko8u4/
J’ai lu l’article et ton post, mais je n’ai pas détaillé tes sources. Cependant j’ai l’impression que l’article et donc l’anses n’incriminent pas tant le Soja lui même que ses dérivés qui auraient des taux d’isoflavone bien plus importants.
Ils citent par exemple des biscuit avec des taux 100x plus élevés que la sauce soja.
Cette nuance pourrait expliquer les différences de conclusion j’imagine ?
Si c’est le cas, ce qui est très dommage c’est que les titres font mauvaise presse au soja et non à la surtransformation des aliments…
Oui comme avec toutes les substances c’est la dose qui compte. Ce qui est bénéfique à petite dose peut devenir un poisson à plus haute dose. Je joins des captures d’un article sur les phytoestrogenes dans la ménopause, visiblement les risques à long terme n’ont pas été formellement écartés.
Mais de ce que je comprends (avertissement : je n’y connais rien et je risque de dire des conneries), ce n’est pas un problème de « surtransformation », les isoflavones sont bien présentes dans le soja, c’est juste que certaines manières de le préparer tendent à diminuer la teneur en isoflavones tandis que d’autres non (ou peu). La transformation est bénéfique, et je ne suis pas sûre que les produits riches en isoflavones aient forcément « plus » transformé le soja que les autres. Ils disent que la fermentation est bénéfique : la fermentation est bien une transformation, non ?