J’ai essayé de lancer une entreprise en France et disons que ça ne s’est pas bien passé. Au bout de six mois de recherches pour me préparer (fiscalement, légalement, et autre), j’ai laissé tombé car j’avais encore plus de questions après qu’avant.

Je me demande si c’est normale… il me semble impossible de démarrer un truc en France si on est pas aisé, bien connecté, ou tout simplement fou et près à se lancer en ignorant tout avec l’espoir ou croyance de réussir.

  • borokov@lemmy.world
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    3 days ago

    Le status autoentrepreneur peut se faire en 5min en ligne. Ensuite, tu déclare ton chiffre d’affaire a l’ursaff qui te prélevé 20%. C’est tout.

    Pour commencer c’est le top et hyper simple. Tu peux même le faire en parallèle d’un CDI.

    Par contre, tu es limité a 75k€ de CA il me semble. Donc, pour se deveolpper, faut ouvrir un autre status et là c’est le début des emmerdes :-/

    • Solumbran@lemmy.world
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      2 days ago

      Alors non, ça se fait peut être en 5 minutes si tu adores la paperasse, mais c’est absolument pas simple si tu y connais rien. Faisable oui, simple non.

      Donc oui, pour commencer c’est pas mal, mais c’est pas non plus deux clics et c’est bon. Après ça doit dépendre aussi du secteur d’activité, mais dans tous les cas je pense vraiment pas que c’est réaliste de se dire que ça prend que 5 minutes et c’est tout.

      Source: je suis autoentrepreneur et j’ai une phobie administrative, et j’ai détesté chaque étape du processus. Et c’est sans compter quand l’administration se goure (à me dire que j’ai déclaré 10x mon revenu de micro-entreprise aux impots et me demander des relevés de compte détaillés sur plusieurs années par exemple).

      • borokov@lemmy.world
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        2 days ago

        Pas 5min, OK, mais je me souvient avoir ouvert mon status un soir sur un coût de tête (surtout pour faire chier mon employeur ^^). Donc en 1 ou 2h, et y’avait pas miaoujaiprout a l’epoque.

        Finalement la prospection de client m’a soulé et je suis vite revenu dans le salaria. Mais je garde le status, je facture un petit truc de temps en temps. La CFE c’est si le CA est >5k€ donc au pire, ça coûte rien.

        • Solumbran@lemmy.world
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          2 days ago

          Tu dois être plus doué que moi sur la partie administrative alors parce que pour moi c’était vraiment pas une partie de plaisir ^^’

    • hanabatake@lemmy.ml
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      3 days ago

      Les prélèvements sont bien plus importants. Il faut ajouter la CFE (250€/an), la TVA (si ton affaire marche) et l’impôt sur le revenu (sauf si tu es éligible au versement libératoire et que tu choisis cette option)

      De plus l’URSSAF prend entre 21,2 et 27,8% du CA selon les cas.

      • borokov@lemmy.world
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        2 days ago

        “Bien plus”, faut relativiser. L’impot sur le revenu tu l’as aussi en salarié. Et la CFE c’est pour un CA >5k€, donc si c’est pour arrondir les fin de moi généralement tu la paye pas.

        • hanabatake@lemmy.ml
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          4 hours ago

          20% de 5k, c’est 1000€. 21,2% de 5k, c’est 1060€. C’est vrai que ce n’est pas “bien plus”.

          Les calculs sont assez compliqués parce qu’il y a des abattements.

          Abattement automatique : un pourcentage fixe est déduit du CA selon votre activité : 71 % pour l’achat‑revente ou la fourniture de logement relevant des BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ; 50 % pour les loueurs en meublés de tourisme classés / Chambre d’hôtes ; 50 % pour les services relevant des BIC ; 34 % pour les activités libérales et les prestations de services relevant des BNC (bénéfices non-commerciaux) ; 30% pour les loueurs en meublés de tourisme non classés.

          Un cadre qui décide de faire du coaching, va payer 47,8% (= 27,8% + 30% * (1 - 34 %)) de prélèvement hors TVA, dépassera le plafond des 5k et paiera la CFE et la TVA à 20% en plus. Sur une séance de coaching à 100€, c’est 56,50€ que l’état prélève dans ce cas (100€ TTC = 100 / 1,20 = 83,34€ HT, auxquels on retire 47,8%, on obtient 43,5€). Après, je ne pense pas qu’il soit à plaindre. C’est juste qu’il faut être conscient de ça au moment de faire son prix. Les prélèvements ont beaucoup augmentés sur les autoentreprises en BNC pour éviter les freelances qui abusent. Mais, dans ce cas, c’est “bien plus”. Le statut d’autoentrepreneur n’est d’ailleurs sûrement pas adapté.

          D’un autre côté, un travailleur au SMIC qui vend un objet qu’il fabrique chez lui ne paiera effectivement que 21,2%. Il peut même payer encore moins s’il fait de l’achat revente le taux n’est que de 12,30 % (liste des taux). Je suppose qu’il ne verse pas le versement libératoire parce qu’il est exonéré d’IR.

          Je pense que ça vaut quand même la peine de signaler que tous ces prélèvements existent. Le chauffeur uber ou le livreur deliveroo, ça va lui faire un sacré trou dans son budget le mois où la CFE tombe la première fois et il paye cette taxe.

          20% de 5k, c’est 1000€. 21,2% de 5k, c’est 1060€. C’est vrai que ce n’est pas “bien plus”. Mais 56,5%, c’est bien plus.

  • Libb@piefed.social
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    3 days ago

    Non, ça n’a rien de normal mais c’est notre réalité (basé uniquement sur mon expérience personnelle, et sur ce que je vois entends autour de moi).

    Et tant que ça restera aussi monstrueusement complexe et lourdingue (j’ai pas dit casse-couilles), c’est la raison numéro une pour laquelle je ne parierai pas un seul centime sur la capacité de la France à se ‘réindustrialiser’ (peu importe le domaine d’activité, en réalité car même un ‘petit’ auto-entrepreneur va se retrouver rapidement assassiné par les démarches, règlements, bureaux et officines concurrents ou redondants, taxes, exceptions, exemptions qui n’en sont pas ou seulement les soirs de pleine lune, sans oublier l’obligation de passer sa vie à remplir des formulaires à n’en jamais finir.

    Là où ça empire, c’est que cette complexité ne se joue pas qu’au niveau des formulaires et démarches, elle est aussi dans la façon dont on rend à peu près impossible la moindre prise de risque… sans chercher à punir celui qui risque (et se plante).

    Changer ce délire, ce qui serait vital pour l’économie, impliquerait de remettre en cause cette bureaucratie tatillonne… C’est tout à fait possible mais, faute d’un leadership politique fort, c’est de cette bureaucratie elle-même que nous attendons qu’elle se remette en question et se remette en cause. Or se simplifier, ce serait réduire son pouvoir. Cela n’arrivera donc pas spontanément.

    Cette obsession réglementaire tue toute capacité… non pas à innover (les idées et les talents sont là, nombreux et brillants, aujourd’hui peut-être plus que jamais) mais tout simplement la capacité à en faire quoi que ce soit.

    C’est une véritable paralysie… qui, couplée, à l’hyper-bureaucratie, la réglementarite chronique de l’UE, pourrait bien être fatale à notre chère Union en même temps qu’à notre belle petite France, dans un monde aujourd’hui ouvertement hostile. Je suis curieux de voir comment les autres membres de l’UE vont gérer ça de leur côté.

    Mon opinion toute personnelle n’est gère enthousiaste pour la France et se résume à : dommage pour un pays qui a tant innové et initié tant de choses, et pas seulement au niveau scientifique et industriel…

    Là où ça me blesse encore plus profondément c’est de réaliser à quel point cette paralysie n’est pas que économique : l’éducation nationale est au point mort, au sens littéral du terme. Et ça, c’est pas quelque chose qui se corrigera simplement en changeant quelques textes. C’est 30 ans minimum d’efforts et d’investissements pharaoniques à faire (too bad, on a plus de sous) pour 1) déboulonner les piliers de l’idéologie qui a mené l’éducation dans le caniveau où elle se trouve (et ils vont pas partir facilement) et pour 2) trouver un modèle/système qui pourra remplacer leur(s) aberration(s), la solution ne se trouvant évidemment pas dans un passé idéalisé : l’école fonctionnait mieux avant sur bien des aspects (au moins, en en sortant on savait lire, écrire et calculer et on était pas terrifié par un subjonctif) mais elle avait plus que sa part de défauts et problèmes.

    Si j’avais 20 ou 30 ans, et si j’étais moins con et pas à ce point attaché à (ce qu’à été) la France, je serais parti depuis longtemps. Mais je n’ai plus 20 ans, je suis con et très attaché à ce pays plein de cons ;)

    • Sirius006@sh.itjust.works
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      2 days ago

      Pour les entreprises depuis qu’existe le statut de SAS la plupart de tes critiques ne tiennent plus. C’est simple, tu mets ce que tu veux dans les statuts, les associés vont et viennent facilement…

      Ce que je ne comprend pas c’est qu’on autorise encore des nouvelles entreprises a utiliser les autres statuts (SARL etc) si elles le veulent, alors que ce sont des nids à emmerdes et à fraude.

    • Skunk
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      3 days ago

      Hey moi aussi je suis un con, un bi-con même car je suis con et très attaché à deux pays.

      J’espère que c’est une évolution et qu’un jour je serai un tri-con.

  • hanabatake@lemmy.ml
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    3 days ago

    C’est quoi ton projet ?

    Comme l’on dit les autres, lancer une auto entreprise, c’est pas si compliqué normalement. Je suis curieux de savoir ce qui te pose problème

    • calienteur@tarte.nuage-libre.frOP
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      3 days ago

      Alors, avec l’IA beaucoup est possible donc je voulais ecrire (enfin, que l’IA ecrit) un projet qui rendra les dons mensuels possibles par abonnement. Ouais, ouais, patreon et tout ça, mais mon idée va beaucoup plus loin. Ça c’est la base. Donc, apparemment je deviendrais une institutions fiduciaire ou une marché par ce que l’argent serait temporairement tenu par mon entreprise.

      Donc il y a des questions comme:

      • quelle sorte d’entreprise serait legalement nécessaire? marché? banque? institution financière?
      • où faut-il enregistrer l’entreprise? (par exemple les banques doivent s’enregistrer chez la banque de France)
      • faut-il declarer un PDG?
      • puis-je enregistrer mon entreprise avec une seule personne pour démarrer?
      • y a il des lois spécifiques selon l’entreprise et la domaine auxquelles je dois tenir compte?
      • faut-il assurer mon entreprise au cas où l’argent que je détiens (même si c’est pour une journée) soit volée ou perdue?

      Et bien sûr plus de questions. Mais tu vois, ce n’est pas une entreprise lambda. Je ne peux pas juste dire “voilà je vends un truc” et basta, 20% imposé, et tout ça.

      J’ai cherché de l’aide et j’ai juste souvent entendu “paies toi un avocat”, “va voir un expert” (quel expert, je ne sais pas), “tiens, cette entreprise peut te conseiller” (pour 250€ l’heure), etc. J’ai appelé des avocats et la réponse ètait soit “aucune idée”, soit “parle avec mon pote”, et finalement “viens nous voir, ça coûte 200€+ l’heure et peut-être je pourrais t’aider”. Les conseillers, avocats, et tout ça sont extrêmement chers et je n’ai pas 1000-5000€ à investir juste pour savoir si je puisse investir la même somme ou plus après.

      C’est facile de dire “cherche toi un investisseur”, ouais, merci. Je vais à une conference pour parler aux investisseurs qui vont prendre mon idée et courir avec? Et après?

      Enfin… je n’ai pas perdu l’espoir mais en ce moment, je ne vois pas mon entreprise en France. Certainement dans un autre pays et peut-être avec un idée plus simple.

      • hanabatake@lemmy.ml
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        4 hours ago

        Donc, apparemment je deviendrais une institutions fiduciaire ou une marché par ce que l’argent serait temporairement tenu par mon entreprise.

        Qui t’a dit ça ? Ça paraît improbable comme conclusion. Toutes les entreprises ont temporairement de l’argent.

        Si tu es seul, le mieux est de te lancer en créant une autoentreprise pour vérifier que l’idée fonctionne. Si ça fonctionne, tu auras déjà appris plein de chose sur les impôts, l’URSSAF, la TVA, la CFE… Au moment de changer de statuts et de passer en SAS, tu sauras mieux ce que tu veux faire. Il y a un guichet unique pour la création d’autoentreprise. Si tu n’as pas 10 000€ à investir, ça paraît être le plus sage.

        C’est facile de dire “cherche toi un investisseur”, ouais, merci. Je vais à une conference pour parler aux investisseurs qui vont prendre mon idée et courir avec? Et après?

        Personne va courir avec ton idée. Même une bonne idée, c’est dur de la faire fonctionner et les investisseurs le savent. Ce que les investisseurs regardent, c’est que tu es bien câblé et que tu as une chance de faire fructifier l’idée. Ils investissent dans plein d’idées et attendre de voir lesquelles vont fonctionner.

        Bon courage en tout cas !

      • Sirius006@sh.itjust.works
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        2 days ago

        Alors, ce sont probablement les mauvais conseils du type qui y est allé de manière suicidaire (mais aussi très doucement), mais qui “préside” depuis 10 ans une SAS qui vient de dépasser 15personnes. À mon avis tu n’as pas nécessairement à répondre à toutes tes questions avant de te lancer. La seule question qui me paraît importante dans ta liste c’est la première (et je n’ai pas la réponse), puis de passer l’étape pénible du greffe. Les autres questions tu verras au fur et à mesure.

        Personne ne sera derrière ton dos pour tout vérifier. Tant que tu es de bonne foi et que tu corriges les erreurs quand tu en trouve ça ira. Par contre il te faudra un bon comptable.

        L’assurance par exemple : tu es une entreprise, il est probablement obligatoire que tu aies une RC PRO (responsabilité civile). Dans mon domaine en tous cas oui. Après tu pourras ajouter toutes les assurances non obligatoires que tu veux au fur et à mesure.

        Statut : si c’est possible dans ton cas, fais une SAS. Si on me demande les autres statuts devraient disparaître. C’est souple, les gens peuvent aller venir facilement, l’objet de la société peut être modifié si tu t’es foiré, et dès que ça tourne tu peux te mettre assimilé salarié et cotiser simplement comme tout le monde.

        Dans mon cas, j’ai commencé en auto entreprise, très vite transformée en SAS unipersonnelle parcequ’on m’avait dit (a raison) que c’était plus moderne, mais j’y comprenais rien. On m’avait aussi dit que c’était plus sur, et je suis dans un domaine très risqué (construction). 1 an après j’ajoute une associée. Encore 2 ans après un deuxième puis 4 ans après un 4eme, tous a part égales. Lors de l’entrée du 4ème on se rend compte qu’on avait fait n’importe quoi pour les deux premier. Je dis on, mais pour d’autres raisons on avait fait appelle a une commissaire aux comptes, c’est elle qui a vu les irrégularités. Conséquences ? Aucunes. On a juste fait les choses correctement la 4eme fois. Après on a une dizaine de salariés (CDI sauf un), et je suis certain qu’on a jamais fait un euro d’abus de bien social (se payer un truc perso avec la boite). Donc on sait que si une erreur attirait l’attention de qqun, ça se passerait bien.

      • Left as Center
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        2 days ago

        Tu cherche l’ORIAS, qui servira a enregistrer ton entreprise sous le bon statut.

        Et de ce que tu en dit ce n’est pas une banque, juste un intermédiaire

  • Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr
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    3 days ago

    Créer une entreprise c’est complexe et risqué en soi, même en dehors de tout cadre légal. Donc je dirais oui ?

    Ceci étant dit, je sais qu’il existe des formations pour autoentrepreneur, des pépinières d’entreprises (ou un autre nom, je sais plus comment ça s’appelle), bref des endroits ou des parcours pour accompagner les gens qui veulent se lancer, et qui facilitent sans doute le processus.

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    3 days ago

    Check legalplace, c’est un site qui permet de tout faire assez facilement.