[une étude de 2013 sur les signalements lors des coupes du monde de 2002 2006 et 2010 en Angleterre] montrait une hausse des violences conjugales les soirs de match de la sélection anglaise, de 38% en cas de défaite, et de 26% en cas de victoire ou de match nul.

chaque hausse de 1°C lors d’une vague de chaleur extrême serait associée à une augmentation d’environ 5% des violences conjugales.

Le Mondial peut aussi être un levier d’action pour rendre visibles d’autres formes de violences économiques ou d’emprise. Ainsi, l’Argentine a transmis aux autorités américaines une liste de plus de 13 000 personnes inscrites sur le registre des mauvais payeurs de pension alimentaire, afin de leur interdire l’accès aux matchs de la sélection aux États-Unis, comme l’expliquait le quotidien La Nación. « Celui qui ne respecte pas une obligation aussi fondamentale que nourrir ses enfants doit en subir les conséquences », a justifié le chef du gouvernement de Buenos Aires, Jorge Macri.

Sympa de voir ce que permet la Surveillance Globale lié à une politique de répression. Les mecs vont bien évidemment se remettre en question et pas juste rentrer à la maison taper ceux qu’ils vont considérer comme “responsables”, les plus faibles. /s

  • Luk
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    2 days ago

    Ouiça me rappelle l’époque lointaine où je bossais sur une centrale d’appel pour Canal Sat qui mettait à jour ses boiboites pour bloquer tous les équipements pirates. La migration ne se passait pas bien et j’avais été recruté pour dépanner les gens à distance (sans réelle formation ni jamais avoir vu la boiboite).

    C’était une sorte de plongée chez les gens, dans un moment de crise : la télé ne marchait plus.

    Et dans ce merdier, le foot c’était spécial. Les mecs étaient fous furieux de ne pas pouvoir voir les matchs. Je me souviens de cet appel où le gars était cool. J’étais agréablement surpris. En fait, il ne voulait pas faire trop de bruit parce que tous ses collègues étaient dans la pièce d’à côté avec les bières et les pizzas qu’il allait passer pour un con. Son calme s’est évanoui quand je lui ai dit que ça ne remarcherait pas pour le match du jour.

    Bien souvent c’étaient les femmes qui appelaient parce que leur mari était trop énervé et colérique. Plusieurs fois, ces femmes m’ont dit : “il ne sera pas content”, comme si ça devait m’inquiéter. J’ai eu un aperçu de toutes ces familles où les colères du mari rythmaient le quotidien.

    La palme était ce corse qui m’a fait le coup de “vous ne savez pas qui je suis ?” et qu’il connaissait du monde chez Canal + parce qu’il avait un passé de revendeur d’élite. Argument faible face à un travailleur précaire en interim chez un sous-traitant de relation client. Ensuite, il est passé aux menaces de mort. J’ai pris un malin plaisir à lui demander s’il savait comment je m’appelais et où j’habitais et après qu’il m’ait dit que non, je lui ai lu sa fiche client, nom et adresse. Ça l’a calmé. C’était drôle.

    A côté de ça les mecs privés de porno étaient très cool et bien plus patient.

    • Bad
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      3 days ago

      En France, aucune étude scientifique équivalente n’a permis d’établir un lien comparable entre matchs de football et violences conjugales. « Nous aurions besoin de chiffres sur le territoire pour donner une réalité concrète à ce ressenti », expliquait ainsi la Fédération nationale Solidarité Femmes, qui gère le 3919

      « Même s’il est difficile d’affirmer que ce tournoi en est la cause directe, cet événement prestigieux concentre les facteurs de risque sur une période courte et instable, renforçant ainsi les notions de masculinité, de rivalité et d’agressivité », écrivent les chercheurs. Selon eux, les grands tournois sont en effet propices à une consommation accrue d’alcool, aux paris sportifs, aux fortes émotions collectives, à la rivalité, à la frustration ou encore à la valorisation de certaines formes de masculinité compétitive.

      « C’est le même mécanisme qu’avec l’alcool », développe Céline Piques, porte-parole de l’association Osez le féminisme ! à l’édition du soir : « comme pour le foot, l’alcool n’est pas la cause des violences, il sert de prétexte, de déclencheur dans une situation de domination et de violences qui existe déjà. La moindre frustration ou déception peut alors provoquer un regain de violence contre la conjointe, qui devient un exutoire. »

      Attribuer les violences à l’alcool ou au sport, les empêche d’assumer la responsabilité de leurs actes. Pour la porte-parole, les grands événements sportifs peuvent néanmoins jouer un rôle aggravant dans certaines situations déjà marquées par l’emprise ou les violences psychologiques.

      • keepthepace@tarte.nuage-libre.fr
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        3 days ago

        Dans ce cas on devrait imposer de réserver des créneaux publicitaires aux messages de lutte contre les violences conjugales pendant les diffusions de compétitions sportives. On sait qu’on touche un public important et influençable.

        Qui sait, peut-être qu’un spot au bon moment empêchera un coup de partir. Peut-être qu’un spot au bon moment permettra à une compagne de sauter le pas et d’appeler un numéro après la fin de la mi-temps.

    • bassadOP
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      4 days ago

      Le “coup d’envoi” oui mais on n’a pas de chiffres précis (d’après l’article)