«Libération» s’est procuré une vidéo qui confirme l’attitude passive voire complaisante de la police à Nancy où des militants d’extrême droite agressaient le cortège syndical. Selon notre décompte, des descentes violentes ont eu lieu dans plus d’une quinzaine de villes, pendant ou en marge des manifestations.
Les milices interdites sauf quand c’est les copaings.
J’ai vu hier (Blast ? le Media ?) le témoignage du Maire de Marseille. Il dit clairement que les flics ont laissé passer les casseurs, tant en entrée qu’en sortie.
Il me semble l’avoir vu dans l’épisode de Rhinocéros de blast.
Je l’ai vue dans Rhinocéros ce matin, je confirme.
C’est vrai que j’ai regardé Rhino hier. Ça devait être ça.
Extrait le plus important selon moi
«Protéger les commerces»
Dans de nombreuses villes, des membres de ces milices étaient porteurs d’un brassard blanc dès 10 heures du matin, comme l’attestent des images du média d’extrême droite Frontières. Une façon de se reconnaître mais aussi de répondre à l’appel d’un influenceur et coach sportif montpelliérain, Charlie D., qui a créé une plateforme «d’entraide citoyenne» dans le but de «protéger les commerces» en formant des groupes de volontaires se signalant par un brassard ou un tissu blanc. L’homme avait pu présenter son projet sur CNews en début de semaine profitant d’une large médiatisation mais assurant ne pas vouloir monter «de milices».Il avait expliqué que «l’Etat ne protège pas ses citoyens».
Sur les chaînes Telegram associées à cette initiative, Libéa constaté la présence de nombreux militants d’extrême droite mais aussi de membres de forces de l’ordre. On pouvait aussi voir des messages appelant à s’en prendre aux «antifas» et aux «antifrance» ou des saillies islamophobes comme sur la chaîne dédiée à Lorient où un internaute propose de se munir «de jambon pour l’immunité».
Face à ces descentes de l’extrême droite contre les manifestations, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez s’est exprimé brièvement samedi soir. Il a tout juste reconnu que ses services avaient «observé dans au moins deux villes, à Nice et à Montpellier la présence de militants d’ultradroite qui cherchaient à s’affronter avec des militants d’ultragauche, en tout cas à protéger eux-mêmes les commerces».C’est en réalité beaucoup plus et, selon les images, pas toujours pour «protéger les commerces».
La police définitivement en roue libre.




