Pas du tout d’accords. La sensibilisation n’est certes pas suffisante (et si les concernés font mine de croire le contraire c’est surtout le biais habituel qui veut qu’on se croit toujours le héros de sa propre histoire) mais elle est tout à fait essentielle. Parceque sans se travail d’information et d’éducation, pas de mobilisation (voir comment la question des datacenters est subitement devenu un motif d’engagement avec la popularité des IAs) et surtout, parceque sans elle les forces mobilisés concrètement et politiquement risquent de s’épuiser inutilement voir d’agir à l’encontre des objectifs recherchés.
L’exemple de l’energieWende est frappant : une victoire inconditionnelle des mouvements écolos allemands institutionnels et militants qui ont bouleversés le système industriel de production d’électricité et à permis de réduire l’intensité carbone de l’électricité à… environ dix fois plus que les ruines des rêves mouillés de Pompidou. Si ne serait-ce qu’1% de l’énergie qui a été mise dans la lutte contre le nucléaire avait été mise dans la lutte contre la bagnole on vivrait sûrement aujourd’hui dans une sorte d’utopie techno-communiste.
Je crois comprendre le point de vue de l’auteur de l’article qui est engagé plus sérieusement que Greenpeace ou EELV dans la cause écolo et qui a l’impression que les gens qui s’engagent dans des mouvement “mainstream” sont comme détournés de pratique plus efficaces (comme la sienne). Mais c’est confondre les paroles et les actes : quelqu’un qui se dit écolo révolutionnaire anti-capitaliste est qui s’engage avec les verts n’est, de fait, pas un écolo révolutionnaire anti-capitaliste (et ne se serrait donc pas engagé auprès de Frustration de toute façon, et ne le ferra pas après avoir lu cet article).
Au final ce genre de discours est non seulement faux, mais il a pour seule conséquence de favoriser le sentiment de “tous pourris”, et l’inaction qui va avec.
L’auteur a écrit “Pourquoi l’écologie perd toujours” dans lequeleil dénonce exactement l’objectif politique de greenpeace et autres qui s’arrêtent à la sensibilisation
Un autre truc qu’il faut pas oublier c’est que pour beaucoup de monde cette mobilisation pas trop radicale c’est quand même pas mal une première entrée dans la politique hors-élection, et il y a du monde qui ne s’arrête pas là. Comme tout changement, y aller proressivement c’est beaucoup plus facile. On remercie les alternatiba d’exister et de vite montrer leurs limites une fois qu’on est en interne et de donner envie d’aller sérieusement plus à gauche
Pas du tout d’accords. La sensibilisation n’est certes pas suffisante (et si les concernés font mine de croire le contraire c’est surtout le biais habituel qui veut qu’on se croit toujours le héros de sa propre histoire) mais elle est tout à fait essentielle. Parceque sans se travail d’information et d’éducation, pas de mobilisation (voir comment la question des datacenters est subitement devenu un motif d’engagement avec la popularité des IAs) et surtout, parceque sans elle les forces mobilisés concrètement et politiquement risquent de s’épuiser inutilement voir d’agir à l’encontre des objectifs recherchés.
L’exemple de l’energieWende est frappant : une victoire inconditionnelle des mouvements écolos allemands institutionnels et militants qui ont bouleversés le système industriel de production d’électricité et à permis de réduire l’intensité carbone de l’électricité à… environ dix fois plus que les ruines des rêves mouillés de Pompidou. Si ne serait-ce qu’1% de l’énergie qui a été mise dans la lutte contre le nucléaire avait été mise dans la lutte contre la bagnole on vivrait sûrement aujourd’hui dans une sorte d’utopie techno-communiste.
Je crois comprendre le point de vue de l’auteur de l’article qui est engagé plus sérieusement que Greenpeace ou EELV dans la cause écolo et qui a l’impression que les gens qui s’engagent dans des mouvement “mainstream” sont comme détournés de pratique plus efficaces (comme la sienne). Mais c’est confondre les paroles et les actes : quelqu’un qui se dit écolo révolutionnaire anti-capitaliste est qui s’engage avec les verts n’est, de fait, pas un écolo révolutionnaire anti-capitaliste (et ne se serrait donc pas engagé auprès de Frustration de toute façon, et ne le ferra pas après avoir lu cet article).
Au final ce genre de discours est non seulement faux, mais il a pour seule conséquence de favoriser le sentiment de “tous pourris”, et l’inaction qui va avec.
L’auteur a écrit “Pourquoi l’écologie perd toujours” dans lequeleil dénonce exactement l’objectif politique de greenpeace et autres qui s’arrêtent à la sensibilisation
https://frustrationmagazine.fr/ecologie-perd
Un autre truc qu’il faut pas oublier c’est que pour beaucoup de monde cette mobilisation pas trop radicale c’est quand même pas mal une première entrée dans la politique hors-élection, et il y a du monde qui ne s’arrête pas là. Comme tout changement, y aller proressivement c’est beaucoup plus facile. On remercie les alternatiba d’exister et de vite montrer leurs limites une fois qu’on est en interne et de donner envie d’aller sérieusement plus à gauche