Livres, BDs, mangas, comics, magazines, … Partagez vos dernière lectures et ce que vous en avez pensé.

  • miellaby
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    5 days ago

    La planète des toudous

    John SCALZI

    Lu d’une seule traite. J’ai adoré. Le titre français ne me donnait pas du tout envie (un choix de traduction qui ne respecte pas le ton du livre) de meme que le quatrième de couverture maladroit alors que ce livre est parfait. Techniquement c’est de la SF mais je le conseille vraiment a tout le monde

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      5 days ago

      Il est génial. Je l’ai lu il y a peu.

      En fait j’aime beaucoup Scalzi. Découvert initialement par son livre sur les Kaiju.

      • miellaby
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        5 days ago

        Tout en faisant une référence (planète des singes) conpletement malvenue. “Fuzzy nation” c’est beaucoup mieux

  • troglodyte_mignon@lemmy.world
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    7 days ago

    Les Petits Contes de printemps de Sôseki. Ce sont des histoires très courtes, de quelques pages, parfaites pour se récompenser entre deux exercices. Si vous avez des suggestions du même format, ça m’intéresse !


    J’ai appris dans la Charette bleue, autobiographie de l’enfance de Barjavel, que les vélos avaient des plaques à l’époque :

    C’est devant lui que j’eus mon premier contact avec la rigueur inexorable de la loi. J’avais pris la bicyclette de la boulangerie qui servait à livrer le pain, avec son panier fixé au guidon, et je faisais des circuits autour de la place, en pédalant à travers le cadre, car le vélo était trop grand pour moi.

    Comme je virais devant chez Deligny, autour d’un chevalet de fer, deux gendarmes m’arrêtèrent.

    — Votre plaque ?

    Consterné. Effrayé. Je n’en avais pas…

    La plaque de bicyclette était l’ancêtre de la vignette auto. On l’achetait chaque année chez le bureau de tabac, petit rectangle de fer-blanc à l’effigie de la République, qui devait resté fixé en permanence sur le vélocipède. Mais il arrivait qu’elle fût volée. Alors on la gardait dans sa poche. La nôtre était dans le tiroir du comptoir du magasin. C’est ce que j’expliquait aux gendarmes, en leur demandant de venir le vérifier. C’était là, tout près.

    Ils refusèrent. Le père Deligny intervint. Sans résultat. Ils dressèrent procès-verbal. Je rentrai à la maison couvert de honte. Ma mère s’indigna, parla d’aller trouver le sous-préfet, qu’elle connaissait comme présidente du syndicat des boulangers de Nyons. Mon père riait. Il trouvait tout beau, tout drôle. Il était revenu de la guerre…

    Moi je découvrais l’existence d’un monde rigoureux, abstrait, avec lequel on ne pouvait pas s’accommoder.

    René Barjavel, la Charette bleue, page 194 de l’édition Folio.

    Je n’arrive pas à me représenter ce qu’il veut dire par « pédaler à travers le cadre ».

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      5 days ago

      Avec un cadre bas, trop petit tu ne t’assois pas, tu pédale avec les fesses entre le guidon et la selle.

      • troglodyte_mignon@lemmy.world
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        4 days ago

        Aah, c’est juste ça. J’avais interprété ça comme s’il passait vraiment les jambes dans le cadre, genre, entre le tube supérieur et le tube diagonal, et je ne comprenais pas comment ça pouvait fonctionner.

        … !!! Mais du coup je relis et il dit que le vélo est trop grand, pas trop petit. Donc ce n’est pas ça.

        • troglodyte_mignon@lemmy.world
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          4 days ago

          Ha, j’ai fait une recherche d’image et je suis tombée là-dessus :

          Avec plein de commentaires de gens qui disent qu’ils ont appris comme ça quand ils étaient enfants.

          Je ne pensais pas que ça fonctionnerait mais on dirait que si. Ça doit être sportif, quand meme.

  • Libb@piefed.social
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    8 days ago

    Walter Tevis, L’homme tombé du ciel (Folio).

    spoiler

    Thomas Newton est un extra-terrestre humanoïde, à quelques détails près dont un squelette très fragile, peu adapté à notre gravité, qui a débarqué de la planète Anthea, incognito, sur terre afin de fabriquer un… vaisseau spatial qu’il devra ensuite envoyer vers sa planète natale, dont la population très évoluée est aussi presque complètement disparue (trop de guerres, trop intenses, trop longtemps, ils sont moins de 500 survivants). Il s’acquitte de sa tâche plutôt très bien (il va financer son entreprise un peu folle en… commercialisant de la tech ET), tandis qu’il commence en même temps à faire connaissance avec quelques humains, et avec certains de nos vices (auquel cet alien pourtant supérieur à nous se montre vraiment très réceptifs). C’est là que le roman commence, bien entendu ;)

    Beaucoup de chose à en dire. Par exemple, sans surprise, derrière l’alien il y a une réflexion sur notre société, nos certitudes et le regard que nous portons sur nous-même. Mais aussi sur notre capacité à considérer la différence comme… insignifiante dans une relation sincère (qui aura plus de chance de se produire avec des humains eux-mêmes à la marge). Il y a aussi la lourdeur et l’hostilité de la bureaucratie (du système étatique) face aux individus, sa capacité à vouloir détruire le vivant pour se préserver. Une réflexion sur notre capacité à nous entre-tuer et à ruiner tout espoir de nous voir prospérer sur le long terme, voir même à détruite toute la planète.

    Il y a aussi une réflexion autour de l’idée de « mission » et de devoir, ce que notre alien sur terre vient faire mais aussi ce qu’un certain humain se dit qu’il pourrait faire pour l’en empêcher, et donc sur le libre arbitre.

    Malgré pas mal de lourdeurs et malgré son âge (rédigé dans les années 60, la technologie ET semblera vieillotte voir incompréhensible pour nombre de jeunes lecteurs, elle sera aussi souvent agitée comme colifichet pour amuser le « sauvage » qu’est le lecteur). Malgré ça, j’ai bien aimé ce roman où l’on sent que l’auteur a tenté de partager des réflexions et des peurs qui lui nouaient les tripes. Des trucs qui gardent toute leur portée aujourd’hui. Il a aussi tenté de sortir des clichés sur les ET (qui nous sont supérieurs, et ceux-là le sont clairement du point de vue techno et sur leur capacité à s’auto-détruire), tout en jouant en partie avec eux.

    Avertissement : c’est un roman triste et désillusionné. Lucide, diront certains.