La Cour de cassation rend, vendredi 3 juillet 2026, un arrêt sur la reconnaissance de la filiation entre les parents et un enfant né d’une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger. Cette décision pourrait raviver le débat ouvert par le candidat à la présidentielle, Gabriel Attal, alors que l’opinion publique se dit ouverte à une légalisation.

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    3 days ago

    Morceaux choisis :

    Chez LFI, Jean-Luc Mélenchon y est clairement opposé de longue date. Quant au Parti socialiste, « s’il a défendu par le passé une GPA éthique très encadrée, il reste aujourd’hui prudent, abonde François Kraus. Il y a un débat en interne pour savoir s’il faut faire primer le droit à la parentalité des homosexuels sur le risque d’une marchandisation du corps des femmes ». Même les formations écologistes, « généralement ouvertes à la cause des homosexuels, sont divisées. Il y a un courant favorable à une GPA éthique et un autre hostile à toute instrumentalisation du vivant.»

    71 % des Français y sont favorables pour les couples hétérosexuels Si les partis sont réticents, l’opinion publique, elle, semble, contre toute attente, ouverte à la légalisation. C’est en tout cas ce que laisse penser le sondage le plus récent sur le sujet, réalisé en avril 2024 par l’Ifop pour l’Association des familles monoparentales (ADFH). À la question: « seriez-vous favorable ou opposé au fait d’autoriser le recours, dans un cadre réglementé, à une mère porteuse en France pour les couples homosexuels et / ou les couples hétérosexuels ? », 71 % ont répondu qu’ils y étaient favorables (dont 32 % très favorables) pour les couples hétérosexuels et 56 % pour ceux de même sexe.

    […]

    « Les politiques se désintéressent de la question mais les magistrats, eux, sont saisis des problèmes concrets et prennent leurs responsabilités depuis plus de vingt ans, renchérit Marie-Christine Le Boursicot, magistrate honoraire. Ils ont en face d’eux des parents qui élèvent un enfant et veulent concrétiser un lien de filiation déjà reconnu à l’étranger. Il est temps d’avoir un vrai débat sur le sujet.»