90 ans et toujours dans la meme famille

Quand on pense aux baskets qui ont traversé les générations , on pense souvent à Converse, Adidas ou Nike.

Mais en France , il existe une marque qui mérite aussi d’être connue , Spring Court.

Tout commence avec Georges Grimmeisen , joueur de tennis amateur , qui imagine une chaussure spécialement conçue pour jouer sur terre battue.

Nous sommes en 1936, à Paris, et la première Spring Court vient de naître.
À l’époque , la chaussure est en toile, une matière légère et adaptée à la pratique du tennis. Aujourd’hui encore, la toile fait partie des matières utilisées par Spring Court , aux côtés du cuir et d’autres matériaux selon les modèles.

La chaussure possède rapidement une particularité qui va devenir sa signature , huit petits trous d’aération sur la semelle , quatre de chaque côté.
Et ces trous ne sont pas simplement décoratifs . Le système de ventilation a été breveté et permettait d’améliorer la circulation de l’air dans la chaussure .

À l’origine , Spring Court est donc une vraie chaussure de tennis.

Mais elle va progressivement sortir des courts pour arriver dans la rue et dans la culture populaire.

Elle sera notamment portée par John Lennon, Serge Gainsbourg , Jane Birkin et Kate Moss . John Lennon la porte notamment lors de son mariage avec Yoko Ono .

C’est ce parcours qui me fait penser à Converse : une chaussure créée pour le sport, avec un design assez simple, qui finit par devenir un objet culturel et un classique que l’on porte bien au delà de son usage d’origine.

Et il y a un autre détail que je trouve assez incroyable.

En 2026, la marque fête ses 90 ans et elle est toujours dirigée par les descendantes de son fondateur , ce qui est plutôt rare. Aujourd’hui , beaucoup de marques françaises historiques ont été rachetées , intégrées à de grands groupes ou ont changé plusieurs fois de propriétaires .

Ce sont aujourd’hui les trois sœurs Grimmeisen , petites filles de Georges Grimmeisen , qui sont à la tête de Spring Court .

Alors oui , la marque est française , mais ses chaussures ne sont plus fabriquées en France . La production actuelle se fait selon les modèles en Espagne, au Vietnam ou en Thaïlande…
Mais finalement, ce n’est pas tellement différent de beaucoup de grandes marques internationales de baskets .

Ce qui reste français , c’est l’origine de la marque, son histoire et son design.

Une petite chaussure de tennis créée à Paris, devenue un classique de la rue , portée par quelques grandes figures de la musique et de la mode, et qui continue aujourd’hui sous la direction de la famille qui l’a créée.

90 ans après , Spring Court est toujours là .

Source : @Humbucker59@tarte.nuage-libre.fr

  • troglodyte_mignon@lemmy.world
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    2 days ago

    Je ne connaissais pas cette marque, mais je ne suis pas très calée en tennis à vrai dire. Je me demande ce qu’est cette « coupe hongroise ». Peut-être le fait que la chaussure monte sur la cheville mais en laisse l’arrière dégagé ?

    • Humbucker59@tarte.nuage-libre.frOP
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      2 days ago

      Je t’avoue que je ne suis pas très calé non plus en tennis à la base 😄 . Pour la coupe, sur l’illustration, ça m’a l’air très prononcé , plus que dans la réalité sur les photos.

  • one_old_coder@piefed.social
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    2 days ago

    Tout commence avec Georges Grimmeisen , joueur de tennis amateur

    Je vais faire mon chieur qui hijacke les posts, mais ça me rappelle l’histoire des sandwiches Daunat : “coureur cycliste français des années 1960-70 devenu un industriel du sandwich. Il en a eu l’idée en ne trouvant pas de sandwich dans les stations services de retour de ses courses cyclistes amateur”.

    La ref : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Daunat

    • Humbucker59@tarte.nuage-libre.frOP
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      2 days ago

      Mais pas du tout, au contraire 😄 C’est super intéressant ! Je viens justement d’apprendre un truc sur l’histoire de Daunat que je ne connaissais pas du tout .

    • troglodyte_mignon@lemmy.world
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      2 days ago

      Tu me l’apprends. La prochaine fois que j’ai un job où je vends des sandwichs Daunat, je pourrai étaler ma science auprès des clients. (Perso il faudrait vraiment que je sois littéralement sur le point de mourir de faim pour en manger, mais chacun ses goûts, je ne juge pas.)

      • one_old_coder@piefed.social
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        2 days ago

        J’avoue ne pas détester le Daunat au Cantal mais généralement je fais moi-meme. En fait je dois acheter un sandwich par an, pas plus.