Entre 2024 et 2025, Anthropic a fait découper puis recycler jusqu’à deux millions de livres pour nourrir son modèle Claude, selon des documents judiciaires déscellés fin janvier 2026. Au même moment, des libraires de plusieurs pays reçoivent des commandes nocturnes inhabituelles que multiplie la société canadienne Zoom Books, soupçonnée d’alimenter à son tour l’entraînement d’une IA générative.

  • siera
    link
    fedilink
    Français
    arrow-up
    4
    ·
    5 days ago

    C’est une bonne manière de les scanner mais normalement c’est pour en libérer l’accès en les mettant sur archive.org, pas pour les faire ingérer à un modèle génératif qui privatise l’accès à la connaissance.

  • Professeur FalkenOP
    link
    fedilink
    Français
    arrow-up
    5
    arrow-down
    1
    ·
    5 days ago

    Je sais pas pour vous, mais quand je lis “destruction de livres”, je comprends autodafé, et ça me rappelle pas les heures les plus lumineuses de notre histoire.

    • ecrevisse@tarte.nuage-libre.fr
      link
      fedilink
      Français
      arrow-up
      2
      ·
      3 days ago

      Je trouve absolument ridicule. T’achete deux millions de livres, tu les utilises, quand t’en a plus besoin, tu les donnes a ceux qui les veulent, les détruire, vraiment le truc le plus capitaliste possible ahha.

      • Luk
        link
        fedilink
        Français
        arrow-up
        1
        ·
        1 day ago

        Le business du livre repose sur la destruction massive de bouquins. L’éditeur vend un stock de livre aux librairies, fait travailler le pognon sur les marchés financiers, reprend les invendus et les détruits. C’est la routine.

    • PatteBlanche
      link
      fedilink
      Français
      arrow-up
      1
      ·
      4 days ago

      ça n’a pourtant pas grand chose à voir : l’autodafé vise à détruire les idées contenus dans un livre en détruisant la plus grande proportion possible d’exemplaire d’un même livre, et en le faisant en public lors d’un spectacle impressionnant (l’impact symbolique est aussi important que l’impact réel, l’autodafé intimide et fait pression sur les défenseurs des idées du livre détruit).

      Et puis même si c’est un peu tabou, la destruction de livre c’est courant : les bibliothèques élaguent régulièrement leurs collections, et les livres élagués sont parfois détruits.