(recopié d’un message Linkedin, mais c’est pas mal ça)
La consultation est là: https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-le-projet-de-decret-a2877.html?
Cette consultation se propose de supprimer le dernier aliéna de l’Article R.581-42 du Code de l’environnement… La notice accompagnant la consultation est légèrement plus explicite en indiquant que le projet de décret « corrige une erreur rédactionnelle ayant conduit à l’interdiction systématique de publicité sur le mobilier urbain dans les petites agglomérations ».
D’ici au 10 août, vous pouvez contribuer à cette consultation et ainsi peser sur la décision à venir. Le gouvernement comptait sur les vacances pour passer en force. Profitons de ce moment pour être des milliers à montrer notre refus
Pour ce faire, vous pouvez :1️⃣copier le texte ci-dessous2️⃣vous rendre sur la page de consultation en cliquant sur le lien ci-dessous3️⃣ adapter le texte et le titre pour qu’ils ne soient pas 100% pareil. Sinon, vous ne pourrez pas passer à l’étape « Previsualisation »(vous aurez le message, message ou titre déjà existant)4️⃣ être patient, le site ne doit pas être écoconçu car les pages sont très longues à s’afficher
Modèle d’avis proposé par « Agir pour l’Environnement »
Titre*Avis défavorable
Commentaires*Par la présente, je m’oppose à la modification de l’article R.581-42 visant, comme vous l’évoquez dans la notice de présentation de cette consultation, à « corriger une erreur rédactionnelle ayant conduit à l’interdiction systématique de publicité sur le mobilier urbain dans les petites agglomérations ». Cette « erreur rédactionnelle » n’en est pas une puisque le décret publié au journal officiel du 30 janvier 2012 indiquait que « le mobilier urbain ne peut pas supporter de la publicité numérique dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants ». En supprimant cet alinéa, le projet de décret que vous soumettez à consultation offre la possibilité aux publicitaires de transformer nos petites villes en cloaque urbain tout en gaspillant une énergie qu’on me demande pourtant d’économiser. Je vous demande donc de renoncer à cette modification réglementaire et maintenir en l’état la rédaction initiale de l’article R.581-42.
Le texte de la note de présentation est là (PDF) : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/note_de_presentation_grand_public_decret_diverses_dispositions_pub.pdf?
Extrait, la mise en forme est de moi :
[Par ailleurs,] le projet de décret actualise ou corrige certaines dispositions règlementaires du code de l’environnement en matière de publicité et de paysage (abrogation de dispositions obsolètes, correction de coquilles, actualisation de références, etc.).
Il corrige ainsi une erreur rédactionnelle ayant conduit à l’interdiction systématique de publicité sur le mobilier urbain dans les petites agglomérations et précise dans quelles conditions la publicité sur le mobilier urbain destiné à recevoir des informations non publicitaires à caractère général ou local ou des œuvres artistiques (mobilier urbain de type « sucette ») peut être autorisée dans ces agglomérations. En effet, cette interdiction résulte d’une erreur rédactionnelle dont la correction est réclamée de longue date notamment par les élus locaux.On peut se faire une idée de la tête de l’erreur rédactionelle dans le texte de l’article de loi concerné : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025276948
Pour moi ça ne ressemble pas à une erreur, plutôt à une bonne idée :) Je n’ai jamais entendu de maire se plaindre du manque de publicité - ou des revenus associés - sur l’espace de la commune qu’il administre mais il est vrai que j’en fréquente très peu.
Il y a tout de même un morceau qui n’a pas l’air tout à fait mauvais dans la proposition, sous réserve de voir comment ce serait mis en place. Toujours d’après cette note de présentation :
[le projet de décret] abroge une disposition offrant la possibilité aux publicités numériques qui ne dépassent pas 2,1 m² et 3 m de haut de s’affranchir du respect des normes techniques qui seront fixées par un arrêté ministériel en cours de préparation. Le maintien d’une telle disposition aurait pour conséquence de permettre à la majorité des publicités numériques de s’exonérer du respect de normes de consommation électrique, en contradiction avec les enjeux de protection de l’environnement et de sobriété énergétique portés par le Gouvernement.
Bon, à la façon dont c’est tourné on pourrait aussi comprendre « Ok pour la pub sans limite du moment que ça ne consomme pas trop. » Cela dit la quantité de panneaux et leur placement pourrait être réglementé par un autre texte, ce n’est pas précisé.
Le dernier paragraphe par contre me déçoit :
[le projet de décret] prévoit une exception à l’obligation d’extinction nocturne entre 1h et 6 h du matin des publicités lumineuses situées sur l’emprise des marchés d’intérêt national tels que celui de Rungis […} Cette dérogation est justifiée par le caractère très spécifique des activités de ces marchés qui s’exercent la nuit.
Sans évoquer le problème de la pollution lumineuse, de même qu’il y a des jours ou des plages horaires où on évite de faire du bruit, j’aimerais bien voir la même chose pour les publicités.
Merci d’avoir analysé le texte plus en détail!
Avec plaisir, même si « analysé » est un bien grand mot; je n’ai aucune compétence en droit.
Je n’ai pas les détails techniques de la consultation, l’article lié m’a l’air un peu à charge, mais ça a l’air intéressant
L’article lié est clairement à charge, oui, mais quel article peut se vanter d’être complètement neutre ?
D’ailleurs mon commentaire AUSSI est à charge :D