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La France est traversée par un mouvement de révolte jamais vu depuis les gilets jaunes. La mobilisation ne concerne pas que les étudiants : elle exprime un rejet de l’austérité, de la casse des services publics, de la pauvreté galopante, des politiques fiscales favorables aux plus riches. Pour justifier cette paupérisation et les refus systémiques d’aides financières, le pouvoir macronien, la droite et l’extrême droite mettent en avant inlassablement la dette publique et l’absolue nécessité de la rembourser. Ce à quoi JL Mélenchon s’est récemment opposé en arguant qu’une partie de la dette pouvait être effacée.
Avant de demander aux français de payer, notre invité – l’économiste Éric Toussaint – pose une question : quelle partie de cette dette est légitime, et quelle partie ne l’est pas ? C’est à cette question et bien d’autres que ce Zoom arrière va répondre.
Depuis plus de trente ans, des pays d’Afrique à l’Amérique du sud en passant par la Grèce où il a conseillé la présidente de l’assemblée nationale en s’opposant aux banques et à Yanis Varoufakis, Éric Toussaint est sans doute un des tout meilleurs connaisseurs de la question de la dette.
Cette question n’est pas nouvelle. Toussaint nous apprend qu’elle était déjà au cœur de la réflexion de Jean-Jacques Rousseau au XVIIIe siècle. Jean-Jacques Rousseau écrivait en 1755, dans son Discours sur l’économie politique, que le système fiscal peut conduire les plus pauvres à « se voir dépouiller du nécessaire pour fournir au superflu d’autrui ». Il ajoutait : « tout ce que le pauvre paye, est à jamais perdu pour lui, et reste ou revient dans les mains du riche ». Rousseau allait jusqu’à établir un lien direct entre la fiscalité et l’endettement public : si les citoyens pouvaient contrôler directement la collecte et l’utilisation des ressources publiques, écrivait-il, « l’État ne serait jamais obéré de dettes, ni le peuple accablé d’impôts »
En plus de cet entretien salvateur, Éric Toussaint livre cette semaine pour Blast un article original que vous pourrez consulter sur notre site.
Journaliste : Denis Robert
Montage : Thibault Lauras, Sandra Perrin
Son : Baptiste Veilhan, Théo Duchesne
Graphisme : Morgane Sabouret, Margaux Simon
Production : Hicham Tragha
Directeur du développement des collaborations extérieures : Mathias Enthoven
Co-directrice de la rédaction : Soumaya Benaïssa
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#dette
#érictoussaint
#capitalisme



Je haut-vote toujours par principe tout ce qui contient Éric Toussaint, même si je n’ai pas le temps de regarder.
Il est la preuve par les faits que la dette ce n’est pas la fin du monde, et qu’on la met autant en avant uniquement pour nous terroriser afin qu’on continue à voter néolibéral. Allez, encore un président anti-dette, il ne va pas augmenter notre dette de 50% en siphonnant nos thunes vers les poches des riches, promis juré c’est pas pareil, cette fois ça sera différent.