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Dans les centres d’IVG par exemple, alors que le respect du choix des patientes est prévu par la loi et les normes professionnelles, Raphaël Perrin montre que le pouvoir médical prend le plus souvent la forme d’un « soft power ». Les médecins expriment leur avis, des conseils ou des injonctions, des propos rassurants ou inquiétants, mentent parfois.

Dans les centres d’IVG par exemple, alors que le respect du choix des patientes est prévu par la loi et les normes professionnelles, Raphaël Perrin montre que le pouvoir médical prend le plus souvent la forme d’un « soft power ». Les médecins expriment leur avis, des conseils ou des injonctions, des propos rassurants ou inquiétants, mentent parfois.

Mais cette explication [des mauvaises conditions de travail entraînant des violences médicales] n’est pas suffisante. Car ces violences s’inscrivent dans une forme de culture médicale transmise à la fois par les cours et manuels – qui regorgent par exemple de considérations racialisantes –, et aussi de pair à pair, à travers les interactions quotidiennes et la reproduction par les soignants des pratiques de leurs aînés.

Ces enquêtes montrent en effet que les violences médicales interagissent avec d’autres rapports de pouvoir. Elles s’exercent davantage sur les personnes les plus éloignées socialement des médecins, celles issues des classes populaires, racisées, jugées « psy » ou « cassos ».

  • truiteOP
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    6 months ago

    Oui l’article parle essentiellement de racisme et consacre une partie à ce “syndrome”.

    Je ne sais pas si j’ai le droit de partager l’article entier ici ou pas.