La montée en puissance d’IA musicales comme Suno ou Udio bouleverse notre rapport à l’art, redonne des outils à des musicien·nes marginalisé·es, mais pourrait, d’ici 2028, capter près d’un quart des revenus des créateurs selon la CISAC, dans un vide législatif persistant.
Titre un peu trompeur, ce serai plus juste de dire “Un syndicat d’ayant droit prédit que l’IA captera 24% des revenus de droits d’auteurs des artistes.”. On parle bien ici uniquement des plate-formes de streaming, qui ne concernent qu’une petite partie des revenus d’une petite partie des musiciens.
Aussi, la réflexion de Aziz Hayat et fausse : les nuances et articulations sont très bien interprété par les IA comme Suno, car elles conçoivent le son en terme de fréquences et de timbre. C’est au contraire les conduites de voie qui sont souvent chaotique puisque le concept de notes n’existe pas dans ces programmes. Et c’est aussi pour ça que Suno ne permet pas vraiment aux musiciens d’intégrer cette IA à un processus créatif pertinent : Il n’y a pas de conception “musicale” du son avec Suno, donc on ne peut pas contrôler ce logiciel et l’utiliser comme un outil.
Très juste, c’est d’ailleurs (à peu près) pareil pour les images générées par IA, pour les graphistes elles ne sont pas exploitables puisque qu’il n’y a qu’un seul calque
Oui, et dans le cas de la musique, il n’y a même pas la possibilité (comme avec certains outils visuels) de relancer le processus sur une sélection bien précise du morceau. Ce n’est pas surprenant, cela dit, vu les commentaires de son propriétaire/créateur sur la pratique de la musique.