Source privilégiée pour l’histoire sociale et des mentalités, le livre d’amitié (liber ou album amicorum en latin, Stammbuch en allemand) est un carnet personnel où l’on recueille dessins, photographies et mots d’amis.
Apparus dans les universités allemandes au 16e siècle, les premiers carnets d’étudiants sont remplis par leurs professeurs et condisciples. Bientôt répandus dans tout l’Empire, les livres d’amitié témoignent de l’essor et du dynamisme de la Réforme.
Ils conquièrent progressivement la noblesse et leurs pages se couvrent de blasons, retraçant les réseaux et alliances du temps. Au 18e siècle, leur pratique se démocratise et au 19e, les jeunes filles y insèrent broderies, fleurs séchées, mèches de cheveux tressés ou dessins découpés.
Source image :
Manuscrits de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Livres d’amitié. Album de J.-Ph. Strack, étudiant en théologie à Strasbourg de 1648 à 1650, puis fonctionnaire à Grossen-Buseneck (Hesse-Darmstadt).
Lien : ark:/12148/btv1b102350320


Mes agendas scolaires, datant d’une époque pas si lointaine, étaient dignes de ces carnets d’amitié. J’espère que cette tradition ne s’est pas perdue.
Avec les SMS et les RS ? Pas gagné.