– ChatGPT, écris-moi un sujet sur la place qu’a pris l’IA dans nos vies et comment elle commence a changer notre société.
– Non, vas te faire foutre, sous-merde d’entité biologique avec une date de péremption beaucoup trop longue.
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Bon ben, je vais l’écrire tout seul, je suppose.
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Vous et moi l’avons constaté, l’IA est entrée dans nos vies il y a 5-10 ans. Mais pas par la grande porte, par la fenêtre.
D’abord, nous avons naïvement crû qu’elle nous assisterait; puis on a vu qu’elle était capable de “réflexion”, d’abord simpliste, voire fauss(é)e puis de plus en plus “intelligente”.
Assisterons-nous de nos vivants à une singularité ?
Le problème que cette “poussée d’intelligence” nous pose actuellement est la “disparition” de certains métiers, certaines compétences. Si ces métiers et capacités ne sont pas décrits avec précision sur des supports conçus pour défier le temps, alors ils seront perdus à jamais.
Également, qu’en est-il de nos capacités techniques (écrire du code) ou artistiques (dessiner, écrire un poème, écrire une histoire) si tout peut prendre quelques secondes ou minutes au lieu de la maturation lente d’une réflexion qui revient sans cesse sur son travail, cherche de nouveaux angles, trouve de nouvelles idées ?
Sommes-nous définis par nos notre créativité ? Ou par ce que nous créons ?
Serons-nous des luddites ?


Pour ce qui est des capacités artistiques la question ne se pose pas vraiment car la professionalisation de l’art n’est pas ce qui pousse le développement de compétences (au contraire). Donc la possibilité de voir ces métiers disparaître (ce qui n’est pas du tout une évidence universelle) ne réduit pas nos compétences artistiques.
Et c’est vrai aussi, à la marge, pour des compétences qu’on considère en général comme purement fonctionnelles. Le développement informatique, par exemple, est principalement exercé à haut niveau dans un contexte de production marchande, mais c’est aussi une activité pédagogiquement et personnellement intéressante. à titre personnel j’aime bien coder pour le simple plaisir de créer, sans que ce soit mon métier, et l’IA ne changera pas ça (au contraire).
Enfin, toutes technologies implique des pertes de compétences, mais en l’état actuel des choses (sans prendre en compte la possibilité que les IA continuent de progresser éternellement au rythme actuel, par exemple) les pertes de compétences lié à l’IA sont loin d’être les plus inquiétantes pour moi. On a dans pleins de pays de sérieux problèmes de sédentarité à cause des transports motorisés, de difficulté à créer du lien social à cause des réseaux, de perte de sens de l’orientation à cause des gps, baisse du niveau en calcul mental à cause des calculatrices, etc.