Voici une traduction du texte What is Solarpunk?, réalisée grâce à un service automatique en ligne et retravaillée rapidement pour respecter le sens et le ton original.

Qu’est-ce que le Solarpunk ?

Author: Andrewism
Date : 16 déc. 2020

Introduction

L’une de mes fusions préférées entre l’art et la politique. Le Solarpunk va de l’imagination positive de notre avenir collectif à sa création. Il tire son nom du genre cyberpunk et de tous les autres punks qu’il a engendrés.

Il y a aussi le steampunk, qui se concentre sur la révolution industrielle et la technologie à vapeur. C’est l’un des genres les plus populaires après le cyberpunk. Il y a le dieselpunk, qui se concentre sur les designs de l’entre-deux-guerres. L’atompunk, centré sur l’énergie atomique. Le steelpunk, axé sur le matériel de la fin du 20e siècle. Stonepunk, qui est néolithique. Il y a même le nowpunk, qui se déroule… aujourd’hui.

Le Solarpunk est une vision brillante d’un avenir positif, ancré dans notre monde actuel, qui met l’accent sur la nécessité d’un environnement durable, de l’autogestion et de la justice sociale. C’est un mouvement qui se consacre à des objectifs centrés sur l’homme et sur l’environnement. Il va au-delà des limites du capitalisme et de la fracture actuelle entre l’humanité et la nature. C’est un futurisme qui se concentre sur ce que nous devrions espérer plutôt que sur ce qu’il faut éviter.

Le Solarpunk reconnaît que le changement climatique, les conséquences de siècles de dégâts, ne seront pas évités dans le futur. Pourtant, il parvient à intégrer l’espoir. Un avenir où nous avons beaucoup de travail à faire, mais où nous faisons mieux. Nous utilisons la technologie à des fins plus louables. Comme les drones bombardiers de semences et les fours solaires. Le Solarpunk met l’accent sur l’application dans le monde réel. Il s’agit de ce que nous faisons ici et maintenant, qu’il s’agisse de projets de bricolage ou d’organisations plus vastes. Le Solarpunk est également très esthétique, comme vous l’avez certainement compris. Il utilise beaucoup de motifs naturels et s’inspire de l’art nouveau, de l’upcycling, des styles et mouvements artistiques asiatiques et africains. ​

Une brève histoire du Solarpunk

Il y a un historique complet de ce sujet en lien ci-dessous, mais en gros, vers 2008, un blog nommé Republic of the Bees a publié le post, “From Steampunk to Solarpunk”, qui a conceptualisé le solarpunk comme un genre littéraire inspiré par le steampunk. Il y a eu quelques articles et travaux ici et là, mais le phénomène a pris de l’ampleur, ou devrais-je dire s’est mis a rayonner, avec le post Tumblr de Miss Olivia Louise en 2014, établissant une partie de l’esthétique du solarpunk. Citation :

« Un monde dans lequel les enfants grandissent en apprenant à construire des technologies électroniques ainsi que le jardinage alimentaire et d’autres compétences, et les gens sont revenus à apprécier les artisans et les métiers manuels, des tailleur⋅es de pierre aux forgeron⋅nes, en passant par les couturier⋅es, les bijoutier⋅es, et tout ce qu’il y a entre. »
(écriture inclusive rajoutée pour la traduction française)

Son billet a été cité plus tard par Adam Flynn, dans ses Notes Toward A Manifesto (Notes pour un manifeste), fin 2014. Il y décrit la difficulté d’être un futuriste de moins de 30 ans, observant le monde plonger sur la voie du cyberpunk, avec la menace existentielle toujours présente du changement climatique. Pour lui, le Solarpunk est la seule alternative au déni ou au désespoir. Il rejette les approches individualistes et non durables de certains futuristes, qui refusent de reconnaître les limites de l’énergie sur notre Terre. Le Solarpunk est axé sur “l’ingéniosité, la générativité, l’indépendance et la communauté”. Il est suffixé par punk parce qu’il s’oppose à notre monde existant. Il crée une résilience locale, au mépris des autorités, utilisant l’énergie solaire sur les toits et le jardinage de guérilla. Enfin, un groupe appelé The Solarpunk Community a publié Un Manifiesto Solarpunk en 2019. Il s’agit d’un court article, écrit en espagnol, qui reprend essentiellement certaines des idées précédentes, mais de manière plus succincte.

En ce qui concerne ma relation avec le solarpunk, cela fait assez longtemps que je m’y intéresse. Je ne me souviens pas exactement quand j’en ai entendu parler pour la première fois, mais c’était probablement sur Tumblr. C’est aussi sur Tumblr que j’ai pris connaissances pour la première fois des bases de la politique révolutionnaire et progressiste. ​

La politique et l’art du Solarpunk

Bien que le solarpunk n’ait jamais été associé à une idéologie politique particulière, il a été adopté par des idéologies libératrices de toutes sortes. Des écologistes sociaux aux anarchistes post-civ(ndt : civilisation), en passant par les socialistes verts.

La philosophie du solarpunk et la politique de l’anarchisme sont pratiquement faites l’une pour l’autre. L’anarchisme met l’accent sur la liberté personnelle et la libération collective des hiérarchies, de l’autoritarisme et de l’exploitation. Il recherche, en tant que projet permanent, la propriété commune, la coopération volontaire, l’organisation horizontale et l’aide mutuelle. L’anarchisme a généralement été en avance sur son temps sur de nombreuses questions politiques, des homosexuels à la libération des femmes, et son approche de l’écologie n’a pas été différente.

Le Solarpunk peut facilement être synthétisé avec l’anarchisme et ses diverses tendances, car il explore les possibilités d’une technologie libératrice, la localisation de la production, la fin de la consommation destructrice et du gaspillage, et une réorientation de notre relation avec la société, le travail, la nature et nous-mêmes.

Tout cela peut avoir l’air un peu guimauve et feel good. Mais je voudrais m’adresser brièvement à ceux qui ont perdu l’espoir d’un monde meilleur. Ceux qui se disent que notre monde est, en grande partie, le mieux que nous puissions avoir. Il y a cette idée en politique ces jours-ci que l’imagination n’a pas sa place dans un monde “pragmatique” et sans états d’âme. C’est tout simplement faux. Les êtres humains sont des créatures flexibles, capables d’un large éventail d’arrangements sociaux. Si tout le monde se limitait à ce qui existe, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Il est temps de faire quelques pas en avant, avec diverses tactiques en tête.

L’une d’entre elles est l’art. L’art a une influence considérable sur nous. La musique, les livres, les peintures, les émissions de télévision, les films, etc. façonnent l’idée que nous nous faisons de l’humanité et de ce qu’elle peut être. Bien qu’il n’y ait pas encore eu beaucoup d’exemples majeurs d’art et de divertissement solarpunk, je pense que nous pouvons changer cela. Il y a des histoires intéressantes à explorer et des débats à avoir, à travers l’art. Imaginez un roman qui explore les différentes facettes et dimensions du débat sur la consommation de viande dans un monde solarpunk ou une bande dessinée qui suit le voyage d’une communauté qui cherche à ré-ensauvager et ressusciter l’écologie environnante.

Ou imaginez ceci. Peut-être qu’à côté d’un jeu qui imagine une fin horrifiante qui maintient le capitalisme, comme Cyberpunk 2077, nous imaginons un jeu édifiant, mais toujours stimulant, qui exerce notre capacité à équilibrer les besoins de notre écosystème local et à gérer les décisions difficiles et les conflits qui surgissent lorsque nous réorientons notre place dans le monde. On pourrait l’appeler Solarpunk 2033 ou quelque chose comme ça. C’est juste une idée comme ça, gratuite. ​

Conclusion

Quoi qu’il en soit, il y a beaucoup de façons d’incorporer le solarpunk dans votre vie et dans vos mouvements. C’est assez compatible avec la préfiguration, sur laquelle je réalise que je dois créer une vidéo parce que les gens semblent toujours avoir des suppositions bizarres sur ce que je veux faire en tant qu’anarchiste. Plus précisément, le solarpunk est vraiment quelque chose que l’on peut mettre en pratique et répandre. Les solarpunks peuvent aider à créer l’avenir qu’ils souhaitent de différentes manières, du bricolage basique aux ateliers d’artisans, en passant par la création et l’expansion de modes de vie écolos et de l’autonomie locale dans nos villes et villages. Le Solarpunk est une pièce maîtresse dans une mosaïque de possibilités qui mettent l’accent sur l’adaptabilité humaine et la protection de la nature, que notre monde actuel est organisé pour détruire, mais que notre monde futur doit privilégier.

« Le Solarpunk est un futur avec un visage humain et de la terre derrière les oreilles. »

Peace.

  • @dnvnl
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    Français
    56 months ago

    Tu viens de me faire découvrir un truc, je ne conaissais pas du tout ce mouvement ! C’est vrai qu’apporter un peu d’optimisme peut etre une bonne chose dans cette société un peu (beacoup) décevante sur pleins d’aspects.

    • Wi(vΛ)lem Ort(Λv)izOPM
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      Français
      26 months ago

      cool :) Si ça t’inspire, n’hésite pas à poster tes découvertes ou sujets de discussion.

  • Wi(vΛ)lem Ort(Λv)izOPM
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    Français
    4
    edit-2
    6 months ago

    Voila une des approches du sujet. Je vais essayer de traduire d’autres manifestes Solarpunk pour avoir un équilibre entre les différentes tendances.

    edit : le manifeste espagnol était déjà traduit en francais

    • @Exocet
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      Français
      36 months ago

      Merci !

    • Wi(vΛ)lem Ort(Λv)izOPM
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      Français
      1
      edit-2
      6 months ago

      Est-ce que ça correspond bien ?

      salut, merci pour le lien.
      Je ne suis pas une autorité sur le sujet, mais pour moi la page wikipédia française est plutôt axée fiction et science-fiction, avec un regard apolitique qui reste en surface. La page anglophone est déjà plus détaillée sur les pratiques concrètes. Mais ça reste une entrée en matière utile (toujours à mon humble avis).

  • @Snoopy
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    Français
    2
    edit-2
    6 months ago

    Merci c’est assez chouette, j’aime beaucoup :) ya un mélange collectif, habitat participatif et low tech :D

    Par contre, en tant que maraicher, le drone semenceur, c’est non. Nous le ferons à la main. ☺️

    • Wi(vΛ)lem Ort(Λv)izOPM
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      Français
      26 months ago

      Par contre, en tant que maraicher, le drone semenceur, c’est non. Nous le ferons à la main. ☺️

      Je ne suis pas très drone non plus. La place de la technologie est justement un des grands sujets de discussion / tension. Moi je suis plutôt low-tech et savoir-faire manuels mais pour d’autres le Solarpunk c’est des robots inoffensifs qui cueillent à notre place dans des potagers géants (des champs donc ?).

      Pour toi qui a les mains dans la terre, où s’arrêtent les bienfaits de la mécanisation et où commence la techno dépendance ?

      • @Snoopy
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        Français
        36 months ago

        La mécanisation permet de réduire le temps de travail et d’avoir du temps pour soit. Par exemple le travail du sol, couper les racines des arbres en agroforesterie (potager+arbres) pour pas que les arbres puisent l’eau des cultures du potager, ou encore planter des poireaux sur un grand champs. Et surtout l’irrigation et aération des serres. La difficulté, c’est quand on miniaturise, cela réduit notre capacité à réparer l’objet.

        Le drone semeur c’est surfait. Il suffit d’un tracteur (version basique, sans electronique) ou de plusieurs personnes pour semer dans les grandes cultures. On va marcher dans un sens, puis dans un autre. ça fait une petite balade. On pourrait mobiliser exceptionellement tous les habitants pour semer et recolter. Oui, ça chamboule le planning du travail de tous mais c’est un gain de temps phénoménale et aussi des moments de rencontres. On pourrait faire ensemble la récolte des pommes, des patates, les gros chantiers. Le reste c’est tranquille.

        Donc pour moi, le solarpunk serait une réorganisation complète de nos activités. Pourquoi ce serait toujours la même classe sociale qui vient ramasser nos poubelles. Changeons ça, mettons des cadres à la collecte des dechets et on fait une rotation. On est tous co-reponsables de déchets : nous consommons, nous jettons. On fait bien le ménage dans sa maison, on peut le faire dans sa ville. Et au lieux d’avoir une femme (ou homme) de ménage qui nettoie les écoles, demandons aux enfants d’entretenir leur classe.

        En maraichage, on utilisera pas les drones, le semis direct parce que la plupart de nos semis sont fait dans des plaques avéolées. Cela permet de faire une selection des semis les plus beaux, robustes, de garantir qu’elles ont germées et de les proteger des ravageur le temps qu’elles atteingnent l’age adulte. La contrepartie c’est que leur racines sont moins développées comparé à celle semées en pleine terre (au prix d’une grande perte). Ou des semoir mécanisé, d conception Low-Tech où tu pousse la machine fait une petite marche et en 15min tu as fait 3 planches de 50m de long de carottes. Une petite balade. :)

        Pour moi, le drone, c’est de la miniaturisation pas du Low-Tech. Je crois plutôt à des projets comme ceux-là :

        En zik ? Hell ! Yeah !!!