Un commissaire des services de renseignement affirme même avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Pour une fois que les liens avec les RG de Plenel servent à aider LFI au lieu de les enterrer, c’est que vraiment plus rien ne va.
Dans des échanges écrits datés du 18 octobre et consultés par Mediapart, un commissaire du renseignement territorial (RT) n’en revient pas : « Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT, forcément on a des décisions politiques », déplore-t-il auprès de ses collègues.
Quant à « l’ultragauche », elle « dispose d’une “masse de manœuvre “ de 5 000 militants en France, en mesure de structurer et d’entraîner des actions offensives visant les symboles de l’État, du capitalisme, du complexe militaro-industriel », rappelait aussi la note. Un nombre stable depuis des années selon les estimations des services, sans qu’ils n’aient établi de lien formel avec la mobilisation des dernières semaines.
D’après Intelligence Online, la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) n’a par ailleurs cessé depuis de longs mois « d’alerter l’exécutif sur un embrasement à venir ». Selon plusieurs « interlocuteurs » du chef de la DNRT, Bertrand Chamoulaud, ce dernier répétait à l’envi que le mouvement des Gilets jaunes allait refaire surface, dans une forme différente et potentiellement plus violente.


