Le montage, un grand classique de l’évasion fiscale pratiquée par les multinationales, repose sur ce qu’on appelle les « prix de transfert ». McKinsey France payait toutes sortes de redevances (assistance, usage de la marque…) à la maison-mère du groupe, immatriculée dans l’État états-unien du Delaware, un célèbre paradis fiscal. Le montant de ces redevances était tel que les bénéfices en France étaient réduits à zéro, tout comme le montant de l’impôt sur les sociétés.
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Comme Mediapart l’avait raconté, l’entreprise états-unienne a misé sur Emmanuel Macron très tôt, en lui proposant des prestations pro bono, sans contrat ni rémunération, alors qu’il était ministre de l’économie (2014-2016), dans l’objectif de bénéficier de contrats avec l’administration. Dans le même temps, plusieurs membres du département « secteur public » de McKinsey ont participé, à titre gracieux, au lancement du mouvement En Marche, qui allait servir de tremplin au futur candidat.


