Dans le cadre d’un mouvement porté par l’Union africaine, Paris a annoncé, vendredi, abandonner l’utilisation de ce planisphère. Pour respecter la réalité, la place de la France sera désormais plus petite.
Eckert IV, vous la connaissez déjà si vous regardez “Le Dessous des cartes”, c’est la projection utilisée !
Extraits:
Avec son annonce, Paris se range derrière l’Union africaine (UA). La France assume désormais la projection « Eckert IV », proche de la projection « Equal Earth » préconisée par le texte présenté aux Nations unies par le Togo. Conçue au début du XXe siècle par le cartographe allemand Max Eckert, elle représente les régions équatoriales – Afrique, Amérique latine et Asie du Sud – dans des proportions plus proches de la réalité. Au prix d’une réduction apparente de la taille des Etats-Unis, de la Chine et de l’Europe.
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L’adoption de la résolution par les Nations unies pourrait permettre d’influencer les normes utilisées à grande échelle par les agences onusiennes ainsi que dans les manuels scolaires ou les rapports internationaux. Cela ouvrirait la possibilité de généraliser progressivement l’utilisation de cette nouvelle projection. D’ici là, Mercator reste largement répandue dans les supports pédagogiques, médiatiques, numériques et officiels.
« Les cartes ne sont pas neutres », expliquait au Monde, le 18 avril, Fara Ndiaye, directrice exécutive adjointe de Speak Up Africa à l’origine de la campagne « Corriger la carte » lancée en 2024 avec une autre ONG, Africa No Filter. « Ce sont des symboles puissants qui façonnent notre vision du monde. Quand l’Afrique est systématiquement représentée comme plus petite qu’elle ne l’est cela envoie un message implicite que c’est une région périphérique », précisait-elle.
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Le chef de l’Etat russe, Vladimir Poutine, quant à lui, a décrété 2027 « Année de la géographie » avec pour objectif de publier de nouvelles cartes. Celles-ci, au-delà de l’intégration probable des territoires annexés en Ukraine, devraient également traduire les visées russes sur l’Arctique. Dans un contexte de retour des ambitions impériales, les cartes sont un instrument politique. Elles montrent ce que l’on possède et ce que l’on voudrait posséder. En ce sens, l’abandon de la vision de Gerardus Mercator traduit le dépassement d’un ordre mondial devenu obsolète.



