Les vrais journalistes attendent d’avoir plus d’informations avant de tirer des conclusions. Je me suis moi-même également retenu de poster sur le sujet avant d’en avoir une image complète.
C’est comme d’hab les nouveaux médias qui doivent faire le taf, après que les médias traditionnels se soient gavés en instrumentalisant l’histoire pour taper sur les pro-palestiniens et sur LFI (récit que j’ai beaucoup vu répétés sur les médias sociaux, où Butch aurait été lynchée par un arsenal de bouteilles).
Aussi ce matin, une contre-pétition d’artistes dénonçant le cynisme du soutien à Butch, dont le texte extrêmement bien rédigé nous rappelle que personne n’est là pour protéger les artistes pro-palestiniens victimes de harcèlement alors que tout le monde est présent pour sauver la sioniste qui crie au loup.
Un jour les léopards qu’elle est contente de regarder manger le visage des autres mangeront son visage à elle aussi. Personne n’y échappe. Les réactionnaires ne sont pas les alliés des minorités, ils font juste semblant quand ils peuvent en tirer des bénéfices.
Merci Contre-Attaque, Arrêt sur Images, et les rares autres auxquels il reste de la déontologie.
À aucun moment Le Parisien ne se demande si le projectile ne peut pas venir d’un spectateur pro-Israël visant les personnes portant des drapeaux palestiniens. Ce n’est même pas envisagé. Pourtant, une autre vidéo prise par des journalistes de Grenoble montre une personne tenter de brûler un drapeau palestinien tenu par un manifestant. Ce dernier ne réagit pas à la provocation. Un tel geste, en public, envers le drapeau d’un peuple victime de génocide est plus violent qu’une bouteille en plastique. Mais les médias ont regardé ailleurs.
Autant Contre-Attaque abuse peut-être un brin (notamment sur se questionner de si la bouteille pouvait viser les manifestant-es pro-palestine, si c’est le cas la personne a fait un échec critique en visée), autant la vidéo du Parisien est pathétique. J’ai vu un paquet de concerts sans boycott vachement plus violents. Premier degré, plein de force à Barbara Butch pour endurer le déferlement médiatique, parce que si sa tolérance à la conflictualité est aussi basse, sa vie doit être devenue affreusement compliquée.



