L’origine de la brouille remonte à vendredi quand les Etats-Unis ont été l’un des dix pays – en compagnie notamment de la Corée du Nord, de la Russie, du Nicaragua, du Mali – à voter à l’Assemblée générale contre le renouvellement pour quatre ans du mandat du haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, l’accusant de « passer son temps à faire la leçon à des démocraties libres et souveraines comme les Etats-Unis qui appliquent les lois et sécurisent leurs frontières ». L’Autrichien a finalement été reconduit grâce à un soutien massif de 144 voix, dont celle de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne. Mais le vote américain a provoqué une vive critique française.

« Les Etats-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Isolés. Et le monde ne les écoute plus », a ainsi posté sur X, en anglais, la Mission de la France auprès des Nations unies à Genève, provoquant le courroux de la délégation américaine trois jours plus tard.