Info pratiques:
Car ce sont vos créations qui sont l’âme de la revue, envoyez-nous vos éclats des possibles futurs sous formes de contributions diverses: témoignages, analyses politiques, poèmes, illustrations, collages, photos etc.
Dans la limite d’environ 20 000 caractères espaces comprises pour les contributions écrites. À revuepd@protonmail.com jusqu’au 31 juillet.
On a hâte de vous lire et de découvrir vos envies d’utopies!
Toute contribution ayant été produite par ou travaillée avec des LLM ou autres « Intelligences artificielles » sera refusée. Et cela en raison de l’impact écologique et social, notamment dans les pays pauvres et communautés déjà précarisées, de l’accaparement du travail des artistes et auteurices sans leur consentement mais aussi de l’objectif de la revue de mettre en valeur les réflexion et création pédées originales.
Texte de l’appel:
Des discussions enfiévrées autour d’un comptoir aux squats en passant par les récits zapatistes ou les romans d’Ursula Le Guin, l’utopie est un moteur qui nourrit les révolutions autant que les résistances au fascisme.
Que nous la racontions, que nous l’écrivions ou que nous l’expérimentions à nos échelles de pédale dans des weekends, des revues ou des zones à défendre du monde et du temps, l’utopie nous inspire et nous réconforte. Mais elle nous fait également percevoir l’ampleur des processus de pensée à achever collectivement pour que nous réussissions la transformation radicale de mode de vie qu’impliquerait les changements —que nous effectuons déjà parfois dans nos familles choisies, si ces changement devaient un jour se développer à des échelles sociales plus larges.
Ainsi, loin d’être seulement une projection narrative et artistique, l’utopie s’inscrit dans nos pratiques politiques et relationnelles, où elle nous permet d’envisager la possibilité d’un ailleurs à construire ici et maintenant. Telle la fable de Larry Mitchell (Les pédales et leurs ami-es entre les révolutions) où on se libérerait de la violence des structures capitalistes, racistes, patriarcales et validistes qui nous broient.
Pourtant elle reflète tout autant l’impossibilité parfois cruelle à l’imaginer à partir des cadres de pensée du présent et avec les réflexes de domination qui nous traversent toustes et qui mènent à la détérioration de nos collectifs. L’utopie peut donc être à la fois un rêve, une propulsion, un échec et un cauchemar. Mais même dans les aberrations qu’elle porte, elle permet Le réagencement infini de nos désirs de participer à une société plus libre et juste.
Et toi amie pédale, comment est-ce que tu interagis avec l’utopie et les possibilités de mondes meilleurs, ou carrément moins pourris? Est-ce que tu la poursuis, est-ce que tu la rêves, est-ce que tu l’écris, est-ce que tu la pratiques, est-ce que tu la prolonges dans des affirmations de corporalités freaks? Ou est-ce que tu la fait brûler avec les abribus pour alerter un monde qui détourne le regard un futur condamné? Ou un peu de tout cela à la fois?
Pour le prochain numéro de pd la revue, on t’invite à nous raconter tous tes désirs et tes pratiques d’utopie. Parce que même si elles sont souvent imparfaites et irréalistes, pour se débarrasser des monarques, il a bien fallu commencer *quelque part*, par ‘il sera une fois’…

