Oui, tu loupes que le but non dit mais évident de cette loi est d’interdire le pseudonymat sur Internet, de préparer le terrain pour obliger le plus de plateformes possibles à authentifier leurs utilisateurs en tant que personnes physiques, et pourquoi pas bannir les VPN à terme aussi histoire de museler au maximum la liberté individuelle cruciale au bon fonctionnement des plateformes que tu viens de lister.
Une fois la loi en place, il suffirait de dire que l’on peut trouver des contenus adultes sans vérification d’âge sur Wikipedia, des contenus potentiellement radicalisants sur tous les forums et salons de conversation sans barrière d’entrée, des prédateurs en puissance dans les communautés open source non verrouillées, et d’étendre ainsi le filet à tout Internet sans avoir à modifier le cœur de la législation. Penses-tu par exemple que ce serait facile de défendre devant une commission soutenue par les lobbies de la tech que Lemmy n’est pas un réseau social au même titre que les autres ?
Pendant ce temps, les enfants et adolescents, qui sont connus pour leur détermination à ne pas respecter les interdictions (c’est un trait essentiel de la curiosité des enfants après tout) trouveront des façons de contourner ces interdictions, donc pas grand chose sera accompli. C’est le cas en Australie par exemple, cet article en parle et montre que l’interdiction ne fonctionne pas parce que 1. la majorité des enfants ont rapidement trouvé et communiqué entre eux des façons diverses de contourner les interdictions 2. il faudrait lier la présence en ligne à l’identité physique pour que l’interdiction fonctionne convenablement (tiens tiens comme par hasard) 3. les GAFAM peuvent absorber les amendes sans craintes, ce sont plutôt les petites plateformes qui subissent les conséquences
“tu loupes que le but non dit mais évident de cette loi est d’interdire le pseudonymat sur Internet” et ce qui suit c’est plus tôt une peur qu’une projection informée non ?
Je suis anarchiste donc évidemment que je suis circonspect à l’idée de défendre l’état dans son entreprise contre les plateformes mais il faut bien voir qu’il y a en ce moment un véritable vent de révolte contre ces dernières et que les états traînent des pieds mais agissent un peu (d’où ce type de lois, qui arrivent un peu partout). On est loin d’une dynamique de surveillance généralisée souhaitée et je suis plutôt du parti de ceux qui affirment que cette surveillance généralisée est déjà à l’œuvre mais par les plateformes, et l’état US dont la plupart des plateformes sont tributaires en dernière instance.
Les effets de cette lois en Australie sont contrastés, c’est loin d’être un désastre et si on parle de dynamique alors elle est plutôt positive : https://archive.is/CXbwL
Mouais pas convaincu par l’approche de la quadrature pour le coup.
Tout ce qui peut libérer de la contrainte des neofascistes du web est bienvenu. Même si il y a des failles et même s’il y a des risques.
Oui, tu loupes que le but non dit mais évident de cette loi est d’interdire le pseudonymat sur Internet, de préparer le terrain pour obliger le plus de plateformes possibles à authentifier leurs utilisateurs en tant que personnes physiques, et pourquoi pas bannir les VPN à terme aussi histoire de museler au maximum la liberté individuelle cruciale au bon fonctionnement des plateformes que tu viens de lister.
Une fois la loi en place, il suffirait de dire que l’on peut trouver des contenus adultes sans vérification d’âge sur Wikipedia, des contenus potentiellement radicalisants sur tous les forums et salons de conversation sans barrière d’entrée, des prédateurs en puissance dans les communautés open source non verrouillées, et d’étendre ainsi le filet à tout Internet sans avoir à modifier le cœur de la législation. Penses-tu par exemple que ce serait facile de défendre devant une commission soutenue par les lobbies de la tech que Lemmy n’est pas un réseau social au même titre que les autres ?
Pendant ce temps, les enfants et adolescents, qui sont connus pour leur détermination à ne pas respecter les interdictions (c’est un trait essentiel de la curiosité des enfants après tout) trouveront des façons de contourner ces interdictions, donc pas grand chose sera accompli. C’est le cas en Australie par exemple, cet article en parle et montre que l’interdiction ne fonctionne pas parce que 1. la majorité des enfants ont rapidement trouvé et communiqué entre eux des façons diverses de contourner les interdictions 2. il faudrait lier la présence en ligne à l’identité physique pour que l’interdiction fonctionne convenablement (tiens tiens comme par hasard) 3. les GAFAM peuvent absorber les amendes sans craintes, ce sont plutôt les petites plateformes qui subissent les conséquences
“tu loupes que le but non dit mais évident de cette loi est d’interdire le pseudonymat sur Internet” et ce qui suit c’est plus tôt une peur qu’une projection informée non ?
Je suis anarchiste donc évidemment que je suis circonspect à l’idée de défendre l’état dans son entreprise contre les plateformes mais il faut bien voir qu’il y a en ce moment un véritable vent de révolte contre ces dernières et que les états traînent des pieds mais agissent un peu (d’où ce type de lois, qui arrivent un peu partout). On est loin d’une dynamique de surveillance généralisée souhaitée et je suis plutôt du parti de ceux qui affirment que cette surveillance généralisée est déjà à l’œuvre mais par les plateformes, et l’état US dont la plupart des plateformes sont tributaires en dernière instance.
Les effets de cette lois en Australie sont contrastés, c’est loin d’être un désastre et si on parle de dynamique alors elle est plutôt positive : https://archive.is/CXbwL
https://www.laquadrature.net/2026/05/21/derriere-la-verification-dage-sur-les-reseaux-sociaux-la-generalisation-du-controle-didentite-en-ligne/
Mouais pas convaincu par l’approche de la quadrature pour le coup. Tout ce qui peut libérer de la contrainte des neofascistes du web est bienvenu. Même si il y a des failles et même s’il y a des risques.