• ponocrates
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    2 months ago

    Au-delà de la question de la pertinence statistique, cela soulève surtout un gros problème démocratique.

    Les sondages sont omniprésents – ad nauseam – dans le débat public et leur impact sur l’opinion est évident. D’autant qu’ils se parent d’un habit scientifique rassurant. On peut le déplorer, et c’est mon cas, mais c’est une réalité. Or, ces sondages ressemblent de plus en plus à des boîtes noires dont personne ne connaît le fonctionnement.

    Leur prégnance dans le débat public avant et pendant les campagnes électorales, c’est-à-dire, en réalité, tout le temps, devrait entraîner davantage d’obligations pour les sondeurs. Les algorithmes de redressement et les IA utilisées pour le boost synthétique devraient notamment être totalement transparents, afin que des experts indépendants puissent éclairer le grand public quant à leur sérieux.

    N’oublions pas qu’en 2017, déjà, une société d’analyse de données, Filteris, avait alimenté la campagne fillonniste en se cachant derrière une pseudo-scientificité. Nous ne sommes pas à l’abri que d’autres, un jour, en fassent autant en se cachant derrière leurs algorithmes et leurs IA.

    • BadOPM
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      2 months ago

      Les dérives de la campagne 2017 avait poussé Mélenchon à promettre des règlementations strictes autour des sondages.

      Depuis, je ne l’ai plus entendu faire cette promesse de les règlementer. C’est dommage, je pense que ça devrait faire partie de la conversation politique de son camp vu comme ils sous-estiment systématiquement les performances de la gauche et surestiment systématiquement l’extrême droite. Les sondages sont une fabrique d’opinion, ils ont le pouvoir de créer des candidats (Zemmour…) réguler leurs dérives devrait être attirant pour les électeurs de gauche. Ce serait bien que le sujet ressorte avant l’année prochaine.