“A l’affirmation de la propagande, selon laquelle tous les événements sont scientifiquement prévisibles selon les lois de la nature ou de l’économie, l’organisation totalitaire ajoute la position d’un homme unique qui a monopolisé cette connaissance et dont la principale qualité est qu’« il a toujours eu raison et qu’il aura toujours raison », Pour le membre d’un mouvement totalitaire, cette
connaissance n’a rien à voir avec la vérité, et le fait d’avoir raison rien à voir avec la véracité objective des déclarations du Chef, qui ne peuvent être démenties par les événements, mais seulement par le succès ou l’échec futurs. Le Chef a toujours raison dans ses actes, et puisque ceux-ci sont planifiés pour les siècles à venir, le jugement ultime sur ce qu’il fait échappe à l’expérience de ses contemporains.”
Évidemment avec Trump, il ne semble pas y avoir de projet de créer une société nouvelle qui durerait éternellement, on trouve sans doute ça chez ses soutiens transhumanistes de la broligarchie. Peut-être aussi chez les fondamentalistes chrétiens qui le portent également et qui visent une théocratie.
Par contre je vois bien le côté échec ou succès futur. Il a prévenu que “Make America Great Again” passerait par des moments difficiles donc la situation actuelle n’est pas sensée lui être reprochée. On retrouve aussi chez Arendt, l’aspect très flou des objectifs, le changement régulier des règles, des politiques, des gens qui fait qu’au final, seul le chef est censé comprendre ce qui se passe et où il emmène le monde. Cela alimente la justification circulaire de la politique Trumpienne.
Le chef totalitaire est un génie qui seul comprend le grand plan derrière ses actions en apparence chaotiques. Et donc affirmer son indépendance à toute autorité externe est dans cet objectif essentiel.
Arendt, toujours et encore :
Évidemment avec Trump, il ne semble pas y avoir de projet de créer une société nouvelle qui durerait éternellement, on trouve sans doute ça chez ses soutiens transhumanistes de la broligarchie. Peut-être aussi chez les fondamentalistes chrétiens qui le portent également et qui visent une théocratie.
Par contre je vois bien le côté échec ou succès futur. Il a prévenu que “Make America Great Again” passerait par des moments difficiles donc la situation actuelle n’est pas sensée lui être reprochée. On retrouve aussi chez Arendt, l’aspect très flou des objectifs, le changement régulier des règles, des politiques, des gens qui fait qu’au final, seul le chef est censé comprendre ce qui se passe et où il emmène le monde. Cela alimente la justification circulaire de la politique Trumpienne.
Le chef totalitaire est un génie qui seul comprend le grand plan derrière ses actions en apparence chaotiques. Et donc affirmer son indépendance à toute autorité externe est dans cet objectif essentiel.