Dans un arrêt du 19 mars 2026, la Cour européenne des droits de l’Homme condamne la France pour avoir, à la suite du classement sans suite d’une plainte pour viol, qualifié la plaignante d’auteur d’une dénonciation calomnieuse dans le cadre d’un rappel à la loi, sans lui offrir les garanties d’un procès équitable. La décision met en lumière un glissement préoccupant : lorsque les faits ne peuvent être établis, le doute peut se retourner contre celle qui les dénonce.

CEDH, 19 mars 2026, no 70945/17