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Paris, le 24 octobre 2025 – Moody’s Ratings (Moody’s) a modifié aujourd’hui la perspective du gouvernement français de stable à négative. Parallèlement, nous avons confirmé à Aa3 les notes d’émetteur à long terme et les notes de crédit senior non garanti en monnaie nationale de la France. Dans le même ordre d’idées, nous avons confirmé la notation Aa3 de la Société de Prise de Participation de l’État (SPPE) en tant qu’émetteur à long terme adossé à des devises et à des devises locales, et modifié la perspective de stable à négative. Les notations de la SPPE en tant qu’émetteur à court terme adossé à des devises et à des devises locales et en tant que papier commercial adossé à des devises locales ont également été confirmées à P-1. Toute dette émise par la SPPE est garantie par des garanties inconditionnelles et irrévocables de l’État français pour toute émission en vigueur avant le 31 décembre 2023. Il n’existe aucune dette garantie en cours. La décision de modifier les perspectives à négatives reflète le risque accru que la fragmentation du paysage politique français continue de compromettre le fonctionnement des institutions législatives françaises. Cette instabilité politique risque d’entraver la capacité du gouvernement à relever des défis politiques majeurs, tels qu’un déficit budgétaire élevé, l’alourdissement de la dette et une hausse durable des coûts d’emprunt, ce qui entraînerait un affaiblissement plus rapide que prévu des principaux indicateurs budgétaires français. En outre, la fragmentation politique augmente le risque d’un retour en arrière durable sur des dispositions clés des réformes structurelles adoptées précédemment, en particulier la réforme des retraites de 2023. Si la suspension de cette réforme se prolonge au-delà de quelques années, elle exacerbera les difficultés budgétaires du gouvernement et aura un impact négatif sur le taux de croissance potentiel de l’économie en réduisant l’offre de travail. La décision de confirmer la note Aa3 reflète la solidité économique significative de la France, soutenue par une économie riche et diversifiée. La solidité des bilans des ménages et des entreprises, ainsi qu’un secteur bancaire robuste, contribuent à la stabilité macroéconomique et à la capacité de l’économie à absorber les chocs. De plus, la France dispose d’institutions publiques hautement compétentes, même si la solidité du cadre institutionnel est mise à l’épreuve dans un contexte politique intérieur de plus en plus difficile. La notation prend également en compte nos anticipations d’un affaiblissement progressif de la capacité d’endettement, bien qu’à partir de niveaux élevés, à mesure que la dette émise à des taux très bas arrive à échéance et nécessite un refinancement à des coûts plus élevés. Les plafonds de la France en monnaie locale et en devises restent inchangés à Aaa. Pour les pays de la zone euro, un écart de six crans (trois crans dans le cas de la France, Aaa étant déjà le plafond le plus élevé possible) entre le plafond en monnaie locale et la notation en monnaie locale, ainsi qu’un écart de zéro cran entre le plafond en monnaie locale et le plafond en devises, sont typiques, reflétant les avantages du solide cadre institutionnel, juridique et réglementaire commun de la zone euro, ainsi que des soutiens à la liquidité et autres mécanismes de gestion de crise. Cela est également conforme à notre vision d’un risque de sortie de minimis de la zone euro. Veuillez cliquer sur ce lienhttps://www.moodys.com/viewresearchdoc.aspx?docid=PBC_ARFTL514428Pour la liste des notations de crédit concernées. Cette liste fait partie intégrante du présent communiqué de presse et identifie chaque émetteur concerné. JUSTIFICATION DES NOTATIONS JUSTIFICATION DES PERSPECTIVES NÉGATIVES La décision de revoir les perspectives à la baisse reflète les risques croissants d’affaiblissement des institutions et de la gouvernance françaises, ainsi que d’un retour en arrière partiel des réformes structurelles. La matérialisation de ces risques pourrait entraîner une hausse durable des déficits budgétaires, des primes de risque et des coûts d’emprunt. L’ensemble de ces facteurs pourrait affaiblir les indicateurs budgétaires du gouvernement au-delà de nos attentes actuelles. La perspective d’une fragmentation durable du paysage politique français risque d’entraver le fonctionnement des institutions législatives françaises. Les gouvernements peinent toujours à réunir une majorité parlementaire pour soutenir des lois répondant aux principaux défis de crédit de la France, notamment ses importants déficits et son endettement élevé. Si cette incapacité persiste, elle marquerait un affaiblissement des institutions du pays. En l’absence de budgets permettant de contenir proactivement les dépenses ou d’augmenter les recettes, les déficits français resteraient plus importants plus longtemps que prévu. La fragmentation du paysage politique fait également peser des risques à long terme sur la solidité budgétaire et économique de la France. En effet, la suspension de la réforme des retraites de 2023 (annoncée par le Premier ministre afin de rallier l’opposition lors d’une motion de censure au Parlement français, pourtant divisé) risque de s’avérer durable. Bien que cette suspension soit assortie de nouvelles négociations sur d’éventuelles modifications ou réformes plus ambitieuses du système de retraite français, nous estimons qu’elle risque de se prolonger. Bien que modéré initialement, le coût budgétaire de la suspension du relèvement prévu de l’âge minimum de départ à la retraite et de la durée minimale de cotisation augmenterait et deviendrait significatif en quelques années. Cette pause et les coûts budgétaires associés interviennent alors que les finances publiques françaises sont déjà sous pression en raison de pressions structurelles à long terme sur les dépenses liées aux paiements d’intérêts, à la défense et à la santé. De ce fait, la marge de manœuvre pour compenser ces mesures budgétaires est limitée. Une pause durable dans la réforme des retraites réduirait également le nombre de travailleurs sur le marché du travail, ce qui pèserait sur le potentiel de croissance à long terme de la France. JUSTIFICATION DE L’AFFIRMATION DES NOTATIONS Aa3 La décision de confirmer la note Aa3 reflète la solidité économique significative de la France, soutenue par une économie riche et diversifiée, qui bénéficie également d’un profil démographique plus favorable que celui de nombreuses autres économies avancées. La solidité des bilans des ménages et des entreprises, ainsi qu’un secteur bancaire robuste, contribuent à la stabilité macroéconomique et à la capacité de l’économie à absorber les chocs. De plus, la France dispose d’institutions publiques très compétentes, même si les difficultés à former un gouvernement stable bénéficiant d’une majorité solide au Parlement mettent à l’épreuve la solidité du cadre institutionnel du pays. Bien que le fardeau de la dette française soit très élevé, ses indicateurs de solvabilité (indicateurs clés utilisés pour évaluer la solidité budgétaire du pays) restent relativement solides par rapport à ceux de pays comparables comme le Royaume-Uni (Aa3 stable). Cela étant dit, la notation prend également en compte le fait que les indicateurs de solvabilité de la France continueront de s’affaiblir progressivement dans les années à venir, à mesure que la dette émise à des taux très bas arrivera à échéance et nécessitera un refinancement à des coûts plus élevés. L’exposition modérée de la France au risque événementiel est motivée par le risque domestique mais aussi géopolitique du fait de la guerre de la Russie avec l’Ukraine (Ca stable) et du désengagement des Etats-Unis (Aa1 stable) de leur rôle historique de garant de la sécurité européenne. CONSIDÉRATIONS ENVIRONNEMENTALES, SOCIALES ET DE GOUVERNANCE Français Le score d’impact crédit ESG de la France de CIS-2 reflète une faible exposition aux risques environnementaux, une exposition généralement faible aux risques sociaux et, comme beaucoup d’autres économies avancées, une gouvernance solide et une capacité générale à réagir aux chocs. Le score de profil d’émetteur environnemental E-2 de la France est soutenu par de faibles risques environnementaux dans un certain nombre de catégories, y compris les risques climatiques physiques et la transition carbone. Le score de profil d’émetteur social de la France de S-2 reflète une éducation de haute qualité, une bonne disponibilité de logements, des mesures solides de soins de santé et de sécurité ainsi qu’un excellent accès aux services de base. Le score de profil d’émetteur de gouvernance G-2 de la France reflète la très haute qualité de son administration publique, bien que le cadre institutionnel du pays soit remis en question par une fracture du paysage politique intérieur. PIB par habitant (sur la base de la PPA, en dollars américains) : 63 698 (2024) (également appelé revenu par habitant) Croissance réelle du PIB (% de variation) : 1,2 % (2024) (également appelée croissance du PIB) Taux d’inflation (IPC, % de variation déc./déc.) : 1,8 % (2024) Solde financier général/PIB : -5,8 % (2024) (également appelé solde budgétaire) Solde du compte courant/PIB : 0,1 % (2024) (également appelé solde extérieur) Dette extérieure/PIB : [non disponible] Résilience économique : aa3 Historique des défauts : Aucun événement de défaut (sur obligations ou prêts) n’a été enregistré depuis 1983. Le 21 octobre 2025, un comité de notation a été convoqué pour discuter de la notation du gouvernement français. Les principaux points soulevés lors de la discussion étaient les suivants : les fondamentaux économiques de l’émetteur, y compris sa solidité économique, n’ont pas significativement changé ; la solidité des institutions et de la gouvernance de l’émetteur n’a pas significativement changé ; la solidité budgétaire ou financière de l’émetteur, y compris son profil d’endettement, n’a pas significativement changé ; la sen
désolé pour le pavé César que j’essayerai de mettre en forme et pour la traduction Google approximative

